CONSEIL CONSTITUTIONNEL

PRÉSIDENTIELLE 2019 : Belaïd, Adoul et Bengrina déposent leurs candidatures

À une journée de la clôture de l’opération de dépôt des dossiers pour la Présidentielle auprès du Conseil constitutionnel, ils sont au moins trois chefs de partis à avoir déposé la veille leurs dossiers de candidature.
Ainsi, premier à avoir annoncé son intention de postuler à la Présidentielle du 18 avril prochain, il y a plusieurs mois déjà, Abdelaziz Belaïd, président du parti du Front Al-Moustakbel, s’est dirigé hier auprès du Conseil constitutionnel, où il a été accueilli avant de soumettre sa candidature pour validation. S’assurant, à sa sortie du siège de l’Instruction dirigée par Tayeb Belaïz, il s’enorgueillit d’avoir collecté 115 000 parrainages auprès d’électeurs issus de 48 wilayas en plus de 1 748 signatures d’élus.
Pour sa part, le chef du Parti de la victoire nationale (PVN), Adoul Mahfoudh, a déposé, lui aussi, sa candidature à l’avant dernier jour de l’arrivée à terme des délais constitutionnels, soit aujourd’hui, le 3 mars.
Réagissant, une fois la tâche accomplie, le prétendant à la Magistrature suprême du pays dit que son dossier de candidature «répond à toutes les conditions prévues dans la Constitution et la loi organique portant régime électoral». Il en veut pour preuve, la collecte de 62 000 signatures dans 27 wilayas, soit 2000 parrainages de plus que ce qui est exigé par la loi électorale. quant à son programme électoral, dit-il, il repose sur la «consécration d’un processus démocratique authentique» et «la préservation des Institutions de l’État ».
Également prétendant à la Présidentielle, le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a, lui aussi, déposé son dossier de candidature auprès du CC, au cours de la journée d’hier, dans l’espoir que sa demande soit acceptée par le président de cette institution. Dans une conférence de presse précédente, Bengrina s’est engagé, devant la presse nationale, de «faire entendre la voix du peuple» et à «tendre l’oreille à ses préoccupations, intérêts et aspirations », ajoutant qu’il projetait d’édifier «une deuxième république ayant pour fondements la préservation des constantes, la correction des insuffisances et l’adaptation à la nouvelle ère»
Évoquant la situation du pays, le chef du parti islamiste estime que «l’Algérie a besoin actuellement d’un programme qui associe tout un chacun pour la définition de ses priorités».
F. G.