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Piratage de Sony : Obama ne voit pas ça comme un acte de guerre

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Barack Obama ne considère pas le piratage informatique subi par Sony Pictures comme un «acte de guerre». Cette remarque, formulée par le président américain dans une interview à CNN, semble destinée à limiter l’ampleur de la riposte promise par Washington à la Corée du Nord, que le FBI a désignée comme la responsable de la cyberattaque qui a visé le studio hollywoodien le 24 novembre dernier. «Non, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un acte de guerre. Je crois que c’est un acte de cybervandalisme qui a été très coûteux, très onéreux. Nous le prenons très au sérieux et nous y répondrons de manière proportionnée», a dit Barack Obama vendredi dans l’émission «State of the Union», qui sera diffusée dimanche. Le président américain a ajouté que son gouvernement envisageait de replacer la Corée du Nord sur sa liste des pays parrainant le terrorisme, une liste dont Pyongyang a été retirée il y a six ans. Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Mike Rogers, a réclamé une réaction vigoureuse de Washington. Il a jugé que les Etats-Unis auraient dû répliquer aussitôt à la Corée du Nord et il a reproché au président d’être parti en vacances à Hawaï vendredi au lieu d’agir contre Pyongyang. «Le problème ne tient pas au fait que nous n’avions pas la capacité de faire quelque chose à peu près dans l’immédiat. Nous n’avons simplement pas eu de décision de la part du président», a regretté Mike Rogers, interrogé par Fox News. La Corée du Nord dément toute implication dans l’attaque informatique contre Sony Pictures, qui s’apprêtait à sortir une comédie narrant l’aventure de deux journalistes chargés par la CIA d’exécuter le dirigeant Kim Jong Un. Le studio a finalement renoncé à la diffusion du film, ce que Barack Obama a une nouvelle fois qualifié d’erreur sur CNN, même si le directeur général du studio Michael Lynton a renvoyé la balle aux exploitants de salles qui ont selon lui refusé de le distribuer. «S’ils m’avaient parlé directement de cette décision, j’aurais pu appeler les chaînes d’exploitation et les distributeurs en leur demandant ce qu’il en est», a déclaré le président américain.
«Si nous créons un précédent par lequel un dictateur d’un autre pays peut perturber, par une cyberattaque, une chaîne de distribution ou ses produits et qu’en conséquence, nous commençons à nous autocensurer, alors il y a un problème.» Barack Obama a également invité le Congrès à adopter une loi sur la cybersécurité. «Nous devons travailler avec le secteur privé et les entreprises privées doivent travailler ensemble pour renforcer leurs sites. Mais en attendant, quand il y a une faille, nous devons poursuivre le malfaiteur.»

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