Eau

PÉNURIE D’EAU À BOUIRA : Le mécontentement de la population gagne du terrain

La pénurie d’eau potable qui secoue la wilaya de Bouira depuis des années et un degré plus depuis le début de la saison estivale en cours prend de l’ampleur. En effet, il ne passe une semaine sans que des populations de plusieurs localités ne descendent dans la rue pour protester contre le manque, voire l’absence totale de l’eau potable dans leurs robinets. Hier, c’était le tour des habitants de la commune d’Aïn- Turk, quelques encablures à l’ouest du chef-lieu de la wilaya, à manifester contre la rupture de l’alimentation en eau potable dans leur commune. Le problème, selon quelques citoyens de la région, est dû à une panne survenue sur la conduite principale alimentant leur municipalité. Nos interlocuteurs indiquent que cette panne dure depuis plusieurs jours sans que les services concernés, que les citoyens ne cessent de solliciter, la prennent en charge. Après plusieurs jours d’attente les villageois ont décidé de sortir dans la rue pour se faire entendre. Deux jours avant c’était les habitants de la commune voisine d’Ath Laaziz qui ont bloqué le tronçon de la RN05 au niveau du village Zabouja pour réclamer de l’eau potable, qui se fait désirer dans leur commune. Les habitants de la commune Oued El  Bardi au sud de Bouira ont bloqué depuis plus d’une semaine l’entrée principale de l’hôtel de ville pour exiger de leur côté de l’eau potable qui se fait de plus en rare dans leur localité traversée pourtant par d’importantes conduites de transport de l’eau du barrage Tilesdit implanté à moins de dix kilomètres de leur commune. Les habitants d’Ath Mansour à l’est de la wilaya et après de longues attentes ont fini par sortir dans la rue pour réclamer de l’eau potable. Les villageois d’Ath Mansour ont fermé le siège de l’APC durant plusieurs jours déjà et menacent de ne reculer jusqu’à ce que leur doléance soit prise en charge.
Avant-hier le président de l’APW de Bouira s’est rendu sur les lieux pour tenter de convaincre les villageois de surseoir à leur action musclée tout en leur promettant de prendre en charge leur « exigence  » dans les meilleurs délais. Dans la commune de Saharidj relevant de la daira de M’chedallah,  des manifestations sont signalées quotidiennement,  à travers lesquelles les villageois réclamaient de l’eau potable. Ici les villageois que nous avons interrogés sur cette situation nous diront que le problème demeure dans la gestion car l’eau ne manque pas dans la région. Selon nos interlocuteurs, des millions de mètres cubes de cet élément vital provenant de la phénoménale Source noire sise en haute montagne dont le débit dépasse les 400 litres par seconde en période des grandes chaleurs, sont lâchées dans des ravins et son captage n »est certainement pas pour demain car aucun projet n’est encore inscrit, précisent encore les habitants de la commune de Saharidj qui.ne savent toujours pas à quel saint se vouer pour se faire…entendre.
Un appel de détresse est donc lancé en direction des responsables de la direction de l’Algeriennne des eaux et aux élus APC afin de …bouger le petit doigt et trouver des solutions qui s’imposent et enfin mettre un terme à  cette situation qui n’a que trop duré.
Omar Soualah