La décision de retirer l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière est incontestablement un acquis important pour l’intégrité économique et la transparence financière de notre pays. C’est une preuve de reconnaissance des efforts laborieux déboursés par les autorités algériennes dans le cadre de la réforme du système financier et bancaire et la lutte contre l’argent sale, son blanchiment et son utilisation pour financer des activités criminelles et/ou terroristes. Le GAFI sera moins regardant, mais au contraire plus confiant, concernant notre système financier, l’origine des capitaux et des flux financiers dans le circuit bancaire et son interaction avec le système international. La confiance et la transparence financières se sont désormais installées. Le président Abdelmadjid Tebboune l’a affirmé à juste titre lors de la réunion du Conseil des ministres de dimanche dernier : « L’Algérie s’est aujourd’hui, définitivement et de manière irréversible, affranchie de l’ère du blanchiment d’argent et des crimes liés aux mouvements de capitaux ». Mais cet acquis n’est pas une fin en soi. Il faut rester sur ses gardes. Autrement dit, la lutte contre les fléaux découlant de l’argent d’origine douteuse et son utilisation à des fins criminelles/terroristes doit se poursuivre. Avec la même détermination et la même cadence soutenue et entamée depuis 2019. D’ailleurs, les ministres des Finances et de la Justice sont instruits d’œuvrer rigoureusement et fermement, chacun en ce qui le concerne mais avec la capacité de coordonner les efforts, contre tout dépassement relatif aux transactions financières. Le Président n’a pas mâché ses mots : Il faut bannir les mauvaises pratiques d’avant 2019 ! Le message est reçu 5/5. Les acteurs en charge ne s’en dorment pas sur leurs lauriers. Le dispositif de prévention et de répression contre l’argent reste opérationnel. Pour preuve, la loi qui cadre l’exercice des activités commerciales vient d’être publiée au Journal officiel. La réforme consolide la lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et les différentes autres formes de fraude. Le texte soumet désormais les commerçants à des conditions plus rigoureuses concernant les circuits financiers illicites. Aujourd’hui, force est de constater que l’Algérie n’a pas seulement réussi le grand exploit de lutter contre la corruption, avec en même temps cette efficacité de recouvrer les fonds publics détournés à l’étranger et la relance de l’outil de production comme héritage empoisonné laissé par les anciens membres de la « issaba ». Mais les hautes autorités du pays ont aussi rétabli la confiance des institutions internationales dans le système financier national.
Farid Guellil









































