hani ouahdi

MONTREAL : Un jeune rappeur algérien tué dans une fusillade

Issue d’une famille algérienne qui s’était établie à Montréal il y a une douzaine d’année, un jeune rappeur algérien, dénommé Hani Ouahdi, a été victime d’une fusillade, survenue jeudi soir, dans cette grande métropole du Canada, selon le quotidien québécois La Presse. Selon le service de police de la ville de Montréal, rapporte le même média, ont été alertés jeudi passé vers 15 H 15 pour signaler des coups de feu entendus sur le boulevard des Roseraies.
Une fois sur les lieux, les policiers « ont localisé un homme âgé de 20 ans qui avait été atteint par balles au haut du corps dans son véhicule, sur Place Cointerel ». Se trouvant « dans un état critique », la victime a été transportée dans un centre hospitalier. Malheureusement, Hani a succombé à ses graves blessures pendant la nuit de vendredi, précise la même source.
Outre la victime algérienne, un deuxième individu a été blessé par balles, un adolescent de 17 ans qui a été localisé sur le boulevard des Galeries-d’Anjou. Selon La Presse, cette autre victime a été atteinte d’au moins un projectile d’arme à feu au haut du corps, mais elle « n’a subi que des blessures superficielles ». Selon la police, jusqu’à vendredi matin, aucune arrestation parmi des suspects n’a été encore opérée. Le lendemain de cette fusillade qui a endeuillé les Ouahdi et leur voisinage, « une vingtaine de personnes se sont rassemblées à Laval » «  pour soutenir la famille du jeune Hani Ouahdi ». Parmi ces membres de la communauté algérienne, « beaucoup exigeaient des actions pour mettre fin à la violence dans les rues de la métropole ». Ce même média rapporte ainsi des témoignages de ceux qui ont connu le défunt qualifié d’un jeune «Indépendant », « généreux », « souriant », un « ange ».
Selon la famille Ouahdi près de 300 personnes se sont relayées ainsi depuis vendredi, « un hommage à la nature généreuse du jeune homme ». « On a fait des milliers de kilomètres pour fuir le terrorisme, pour offrir une vie meilleure à nos enfants », a ajouté avec émotion Mustapha Ouahdi, père de la victime. « Maintenant, on enterre nos enfants… »
F. B.