MALI

MALI : 26 000 ex-combattants seront intégrés dans l’armée d’ici fin 2024

La deuxième édition de la Réunion de haut niveau décisionnel des parties à l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, a clôturé ses travaux, à Bamako, sanctionnant cinq jours d’un intense dialogue entre les parties signataires de l’Accord de paix d’Alger, par l’adoption d’un communiqué, portant sur les principaux résultats auxquels a abouti la réunion décisionnelle de haut niveau.

Parmi les décisions prises au terme de cette réunion, il est à mentionner la décision d’intégration de 26000 ex-combattants en deux tranches avant fin 2024, la création et l’opérationnalisation d’une commission ad hoc en charge de conduire les travaux concernant les hauts cadres civils et militaires des mouvements signataires et également la décision du gouvernement de diligenter les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle. Le communiqué du ministère malien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, a indiqué qu’ « étaient présents à la cérémonie de clôture, présidée par le Premier ministre et chef du gouvernement malien Choguel Maiga, des membres du gouvernement, des responsables des Mouvements, de la médiation internationale et des médias ». Dans son allocution de fin des travaux Choguel Maiga, a « réitéré la volonté du Président de la transition ainsi que du gouvernement de ne ménager aucun effort pour mettre en œuvre sa part d’engagement prise dans le cadre de l’Accord de paix ». Il a tenu à remercier, poursuit la même source « la médiation internationale sous la conduite déterminée de l’Algérie dont il a salué le leadership et l’engagement », indique la même source. Parmi les principaux résultats auxquels a abouti la réunion décisionnelle de haut niveau, «il est à mentionner la décision d’intégration de 26000 ex-combattants en deux tranches avant fin 2024, la création et l’opérationnalisation d’une commission ad hoc en charge de conduire les travaux concernant les hauts cadres civils et militaires des mouvements signataires et également la décision du gouvernement de diligenter les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle », lit-on dans le communiqué.
« Les travaux se sont déroulés dans une atmosphère positive marquée par la réitération par toutes les parties de leur attachement à l’Accord de paix et leur engagement à travailler à l’accélération de sa mise en œuvre », a-t-on ajouté. Les parties maliennes et les membres de la Médiation internationale se sont généralement félicités des résultats concrets de cette rencontre et, au-delà, ont mis en évidence le caractère irremplaçable de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. « La réunion ministérielle du Comité de Suivi de l’Accord dont l’Algérie assume la présidence que le Gouvernement malien a souhaitée dans les prochaines semaines est perçue comme ayant le potentiel de relancer et de renforcer la dynamique de paix à laquelle le président de la République Abdelmadjid Tebboune n’a pas cessé d’appeler les parties maliennes», a conclu le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger. Pour rappel, les travaux de la Réunion de niveau décisionnel des parties à l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, se sont ouverts lundi dernier à Bamako, en vue de «débattre des différents aspects de l’accord pour parvenir à un consensus autour de décisions qui concrétiseront sa mise en œuvre effective».
L. Zeggane