Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré samedi que le mémorandum d’entente (MoU) de paix signé entre l’Iran et les États-Unis « est dans l’intérêt de l’Iran , de l’Asie occidentale et du monde ».
Lors d’une cérémonie à Téhéran, la capitale iranienne, il a souligné qu’avec la mise en œuvre du protocole d’accord, les États-Unis et Israël ne pourront pas provoquer le chaos, l’agression et l’insécurité dans la région, et que les États de la région pourront poursuivre la voie de la stabilité et du développement, selon un communiqué publié sur le site web de son bureau. Pezeshkian a souligné la nécessité de déjouer les « complots sinistres des ennemis » en promouvant l’unité et la solidarité entre les États musulmans. Il a déclaré que l’Iran n’avait jamais été à l’origine de cette guerre, ajoutant
« Nous ne souhaitons pas la guerre »
Samedi dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a averti dans un message publié sur les réseaux sociaux que des efforts « majeurs » étaient en cours pour manipuler les marchés mondiaux de l’énergie à des fins personnelles et prolonger la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne a annoncé le même jour que les forces de sécurité du pays avaient porté un coup « décisif » à une équipe « terroriste » affiliée aux États-Unis et à Israël dans la province du Sistan-et-Baloutchistan, dans le sud-est du pays, tuant l’un de ses membres et en arrêtant six autres. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d’autres villes iraniennes. L’Iran a riposté par des vagues de tirs de missiles et de drones visant des bases et des intérêts israéliens et américains dans la région, et a renforcé son contrôle sur le détroit d’Ormuz. Le 18 juin, les États-Unis et l’Iran ont signé un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts. Aux termes de ce mémorandum, des négociations devaient se tenir dans un délai de 60 jours, qui s’est achevé le 17 août, afin de parvenir à un accord final. Cependant, l’issue de ces pourparlers reste incertaine suite à l’escalade des tensions entre les deux pays le mois dernier.
R. I.

