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L’OUVERTURE DE L’AMBASSADE SIONISTE N’EST PAS À L’ORDRE DU JOUR : Tel-Aviv ne reconnait pas la marocanité du sahara occidental

Après un peu plus d’une année de la signature des accords d’Abraham à Rabat, qui avait consacré officiellement la naissance de l’axe du mal dans la région sous l’œil bienveillant du lobby juif aux États-Unis, Tel-Aviv semble en passe d’opérer un retournement de situation au grand dam du royaume de Mohammed VI.

Et pour cause directe, l’ambassade sioniste à Rabat qui n’arrive toujours pas à voir le jour et qui signe comme tel un acte une discorde entre les deux alliés. M6 est-il lâché, lui, qui caresse l’espoir de voir Tel-Aviv reconnaître la prétendue marocanité du Sahara occidental ?
Ainsi, selon le site espagnol « Ecsaharaui », le Maroc reporte à une date ultérieure l’ouverture de l’ambassade sioniste à Rabat en raison de « la position de Tel-Aviv » dans le conflit au Sahara occidental et de « la faiblesse » du lobby juif à Washington pour défendre les intérêts du royaume.  Un état de fait qui signe on ne peut plus clair « une froideur notable » entre le Maroc et Israël. Derrière ce report, il y a un précédent qui confirme la colère de Rabat de se voir « trahie », par celui qui serait prétendument son allié géostratégique dans la région, du fait qu’il « traine » dans sa position par rapport au Sahara occidental. Pour preuve à cette discorde entre les deux pays, la surprise était générale lundi dernier au palais de Rabat. Alors que l’on s’attendait à ce qu’il reçoive ses lettres de créances lorsqu’il a reçu une pléiade de nouveaux ambassadeurs accrédités à Rabat,( Émirats arabes unis, Oman, Chili, Norvège, Royaume-Uni, Égypte, Jordanie, Belgique, Sénégal, Inde et Kazakhstan),  M6 n’a pas reçu le diplomate israélien David Govrin. Ce dernier, pour rappel, se présente officiellement comme directeur du bureau de liaison Rabat-Tel-Aviv.
Et dire que le roi marocain, qui avait offert son pays sur un plateau d’argent à l’entité sioniste contre l’espoir de voir la prétendue marocanité du Sahara occidental soit reconnue en vain, confirmé à plusieurs fréquences que le Maroc avait déjà accepté l’ouverture de l’ambassade israélienne.
Appelé à s’exprimer sur le fait que l’embasadeur israélien ne soit pas reçu, le porte-parole du gouvernement marocain a déclaré, jeudi, lors de sa conférence de presse que son pays « respecte la Convention de Vienne, qui contrôle toutes les voies protocolaires liées à ce domaine ». Une réponse ambiguë qui en dit long sur le malaise qui ronge le royaume de Rabat quant au sort que lui a réservé Tel – Aviv dans le dossier du Sahara occidental. C’est d’autant plus encore que le lobby sioniste aux États-Unis n’a pas fait le travail de promotion attendu, à savoir crier sur le toit du monde l’invraisemblable supercherie selon laquelle le Sahara occidental « appartenait » au Maroc. « Après que l’officialisation ait été promue en grande pompe, les milieux familiers des relations entre le Maroc et Israël, qui ont repris en décembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham sous la rhétorique de la paix régionale, s’attendent à une froideur dans les relations entre les deux parties car le Maroc exige clarté dans les positions d’Israël à l’égard du Sahara occidental », écrit le journal espagnol comme pour résumer l’état des lieux des relations israélo-marocaines.
Farid Guellil