Mali

LOURDES PERTES DANS LES RANGS DE L’ARMÉE FRANÇAISE AU MALI : Mort de treize soldats de la force Barkhane

Treize militaires français de la force Barkhane sont morts, lundi dernier, dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des terroristes, a annoncé l’Élysée. L’accident a eu lieu dans la région du Liptako, une zone étendue entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Ces soldats de l’opération Barkhane appartenaient à l’Armée de terre et il s’agissait de six officiers, six sous-officiers et d’un caporal-chef, précise la présidence. Selon des médias français, l’une des victimes, le lieutenant Pierre Bockel du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, est le fils du sénateur centriste Jean-Marie Bockel. Réagissant à cette accident mortel, le président Emmanuel Macron a salué «avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’Armée de terre: six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué la présidence dans un communiqué. Le ministère français des Armées a présenté ses condoléances aux familles, proches et frères d’armes des militaires décédés. Rappelons que l’opération Barkhane, lancée par Paris, au Mali, mobilise 4 500 militaires au Sahel et le bilan humain des victimes de l’accident de lundi dernier est l’un des plus lourds essuyés par l’armée française depuis l’attentat du Drakkar, commis à Beyrouth, en 1983.
Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l’intervention française, avec l’opération Serval, dans ce pays du Sahel en 2013.
R. I.