L’OPÉRATION DÉBUTERA AU DEUXIÈME SEMESTRE 2019 : Vers la commercialisation de l’électricité solaire au profit de Sonelgaz

Alors que le groupe Sonelgaz a toujours eu le monopole en matière de production électrique, il semblerait que celui-ci devra, dès le deuxième semestre de 2019, faire appel à des entreprises privées pour acheter la production électrique générée par les panneaux photovoltaïques. Ainsi, quelques entreprises, notamment privées, entameront, dans quelques mois, la commercialisation de l’électricité générée par les panneaux photovoltaïques au profit de Sonelgaz.

Cette commercialisation de l’énergie électrique générée par les panneaux photovoltaïques interviendra au second semestre de 2019, et répondra aux exigences d’un cahier des charges qui sera alors proposé aux acteurs de ce nouveau domaine que l’on qualifie de prometteur. Ces derniers injecteront donc leur production dans le réseau de la société nationale de l’électricité et du gaz.
Selon les explications, cette transaction obéira à un contrat qui liera les parties, à savoir les producteurs et Sonelgaz sur une période de 22 ans, avec à la clé une période d’amortissement de 4 ou 5 ans, ce qui confèrera près de 17 ans de bénéfices à ces opérateurs. Rappelons que Sonelgaz dispose déjà d’une filiale pour la production de l’énergie électrique à partir du solaire et parvient à atteindre des taux d’intégration appréciables dans ce créneau inédit. Toutefois elle est tenue, par les textes officiels, de passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire contracter des partenariats avec des investisseurs dans le photovoltaïque.
Parmi les entreprises pressenties pour cette nouvelle aventure, citons le Groupe industriel Condor qui produit ses propres panneaux. Le vaste territoire du Sud algérien est qualifié de gisement particulièrement riche pour l’exploitation de l’énergie solaire.
Des expériences concluantes sont d’ailleurs citées à ce titre dans quelques localités comme El Meghaïer, à quelques encablures de l’oasis Tolga, à Biskra. Des écoles de formation, à l’instar de Royal School, dispensent des formations qualifiantes dans le domaine relatif à l’énergie solaire et au photovoltaïque et dont les équipements requerront, à l’avenir, une maintenance rigoureuse.
Pour rappel, les pouvoirs publics algériens ont affiché leur détermination à développer les potentialités nationales en énergies renouvelables, notamment le solaire, pour contribuer au renforcement des capacités de production d’électricité pour une meilleure réponse aux besoins des citoyens en la matière. D’ailleurs, le programme national des énergies renouvelables algérien prévoit une introduction progressive des sources alternatives, notamment le solaire avec ses deux branches (thermique et photovoltaïque), dans la production d’électricité sur les 20 prochaines années.
Dans cette perspective, la production d’électricité à partir des différentes sources d’énergies renouvelables, que l’Algérie compte développer sur la période 2011-2030, serait de 22 000 mégawatts à l’horizon 2030, soit 40% de la production globale d’électricité. Sur les 22 000 MW programmés pour les deux prochaines décennies, l’Algérie ambitionne d’exporter 10 000 MW, alors que les 12 000 MW restants seraient destinés pour couvrir la demande nationale.
Lamia B.