Les Verts passent à côté d’une soirée cauchemardesque

Pour un exploit, ç’en fut un. La sélection algérienne a mis un terme à un quart de siècle de disette, en remportant son premier match dans une CAN depuis 1990, et de quelle manière. Au vu de la physionomie de la majeure partie du temps de la partie face à l’Afrique du Sud, personne ne s’attendait à ce que les Verts s’en sortent bien à l’occasion de leur match inaugural de la coupe d’Afrique des nations-2015, qui se déroule actuellement en Guinée équatoriale. Il est vrai, il faudra  »remercier » le joueur sud africain qui a raté un penalty à la 56′ qui allait mettre les Verts KO, eux qui étaient menés au score par un but à zéro, mais aussi et surtout dominés copieusement pendant plus d’une heure de jeu. La barre transversale qui a repoussé le penalty des Bafana Bafana aura ainsi été le tournant de ce match. Les Algériens qui ont repris du poil de la bête après ce pénalty, et réussi à égaliser d’abord grâce aussi à un but d’un défenseur sud-africain contre son camp, avant de faire le break.En tout cas, pour les enseignements tirés de ce premier rendez-vous continental des Verts dans cette 30ème édition de la CAN, tout le monde est unanime à pointer du doigt la défense algérienne. C’est dire que les craintes de tous les amoureux des Fennecs, et aussi des spécialistes avant cette rencontre, se sont révélées légitimes.Il était clair du reste que l’arrière-garde algérienne a été le maillon faible du  »Club Algérie ». De mémoires de sportifs algériens, jamais une équipe nationale n’a été aussi médiocre défensivement comme ça été le cas cette fois-ci.
Evidemment, la charnière centrale, devenue un véritable casse-tête chinois pour les Verts depuis quelques années, a été à nouveau hors de la plaque. Les attaquants des Bafana Bafana arrivaient d’ailleurs facilement aux bois de Rais M’Bolhi qui a évité le pire à ses camarades à plusieurs reprises, notamment en première période.

La charnière centrale de tous les maux
Et si l’on croisait les doigts pour la charnière centrale notamment, cette fois, l’on a été surpris par un  »naufrage » collectif de la défense et ce, à tous les niveaux. «Une bonne équipe se construit d’abord de derrière. Quand on a une bonne base défensive, on peut espérer beaucoup de belles choses de notre team». C’est ce que disait souvent l’ancien sélectionneur national, Rabah Saâdane, qui, au cours de ses différents  »mandats » aux commandes techniques des Verts, a toujours présenté une formation très solide sur le plan défensif.
Cette fois, il faudra reconnaître que même les latéraux n’ont pas été meilleurs que les deux axiaux. Mandi et Ghoulam ont déçu plus d’un. Heureusement d’ailleurs pour l’arrière gauche de Naples, il a réussi à sauver la face en marquant un but, celui qui a donné l’avantage aux Fennecs.La fébrilité a touché également le milieu défensif. La paire Lacen-Bentaleb n’a pas, encore une fois, bien fonctionné. Trois incursions des Sud- Africains ou presque se faisaient dans l’axe de la défense algérienne. Cela n’a du reste pas échappé au sélectionneur national, Christian Gourcuff, qui s’est précipité en début de la deuxième période à faire entrer Taider à la place de Lacen. Un changement qui a redonné un tant soit peu l’équilibre à l’entre jeu algérien, tout comme le changement opéré en attaque avec l’incorporation de Belfodil à la place de Mahrez.Toujours est-il, même si la sélection algérienne, de l’avis des observateurs, a joué son plus mauvais match depuis plusieurs années, il y a lieu de noter la force de caractère qui a caractérisé les joueurs algériens, comme l’attestent leurs capacités de revenir de loin, alors qu’ils étaient sortis ou presque du match pendant environ une heure du temps de jeu.
Hakim S.

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