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LES MANIPULATIONS MAROCAINES ÉVENTÉES : Aucune charge retenue contre Brahim Ghali

Aucune charge n’a été retenue, hier, contre le président de la RASD, Brahim Ghali, par la justice espagnole, après sa  comparution volontaire en visioconférence.

Le juge de la Cour nationale, Santiago Pedraz,  a déclaré que « l’accusation n’a même pas fourni d’éléments indicatifs » qui soutiennent « l’existence de raisons suffisantes pour le croire responsable d’un quelconque crime », puisque les déclarations des témoins fournies  il y a des années, a-t-il dit, n’ont apporté aucune preuve corroborante » . La déclaration volontaire du président sahraoui devant le juge Pedraz de la Haute Cour nationale a pris fin, hier, à la mi-journée. L’avocat Marcos Ollé a expliqué que Brahim Ghali a récusé  devant le juge de la Haute Cour nationale avoir commis des violations des droits de l’homme contre la population sahraouie. Le magistrat a indiqué que les faits dont il a été accusé  sont
« absolument faux ». «  Le président Gali a exprimé son engagement dans la lutte pour  la justice et la liberté. Les faits qui lui sont reprochés  se sont révélés faux et inventés de toutes pièces. Brahim Gahali   a nié  qu’il ait   « commis en tant que ministre sahraoui  de la Défense des actes de torture contre un quelconque citoyen sahraoui ». « Cette plainte a un motif politique pour saper  la crédibilité du mouvement de résistance  sahraoui », a-t-il dit. Pour rappel, aucun des témoignages qui ont été produits à ce jour devant le tribunal ne le désigne directement comme le  bourreau ou l’auteur matériel des faits contre le plaignant, un sahraoui de nationalité espagnole manipulé par les services de renseignement marocains. L’avocat du président Ghali a précisé que « le  juge n’a pas donné suite aux demandes du parquet concernant l’imposition de mesures conservatoires à l’encontre de la personne du président Ghali,  car il n’apparaît pas comme l’auteur direct des
« faits  allégués ». Il est à noter que lundi,  le juge Pedraz a rejeté la fausse réclamation déposée par une soi-disante association de défense sahraouie « ASADEDH » de création marocaine qui  prétendait que le président  sahraoui serait entré sur le territoire espagnol avec une fausse identité. La  justice espagnole a ainsi ridiculisé les avatars  de la propagande marocaine et de sa diplomatie qui n’ont pas arrêté de se ridiculiser au regard de l’opinion internationale,  avec comme point culminant le chantage exercé contre l’Espagne  en poussant, vers Ceuta, des milliers de Marocains dont des centaines d’enfants. Des agissements  qui ont montré que le  Maroc et le quarteron qui le dirige dans  l’ombre d’un roi devenu otage de son Makhzen est prêt à toutes les aventures.
Brahim Ghali a été admis le 18 avril dernier à l’hôpital San Millán-San Pedro, à La Rioja, dans un état grave dû au  Covid-19. Son séjour en Espagne a réactivé une plainte déposée par des associations créées par le Makhzen marocain afin de ternir l’image du président sahraoui et porter atteinte à la lutte de son peuple pour l’indépendance et l’autodétermination.
M. Bendib