Tebboune entretien

LE PRÉSIDENT ÉXCLUT L’ENDETTEMENT EXTERIEUR ET RASSURE : « L’Algérie peut faire face à tout imprévu »

Après avoir souhaité bonne mission pour les nouveaux membres arrivés dans le Gouvernement, et encouragé les ministres reconduits à faire preuve de plus de cran dans une gestion visionnaire à même de créer une dynamique économique durable, le président Tebboune revient sur la situation économique du pays. D’abord rassurer sur les capacités financières du pays quant à surmonter les difficultés dues à la crise sanitaire mondiale, et puis battre en brèche les prévisions alarmistes qui ont parié sur un recours de l’Algérie, entre fin 2020 et début 2021, à l’endettement auprès des institutions étrangères. Ce qui est totalement faux selon le chef de l’État qui en veut pour preuve le fait que le pays dispose de capacités pouvant le mettre à l’abri de tout imprévu. Plus précis, le Président rassure que, par exemple l’approvisionnement du marché local peut suffisamment être assuré sachant que des réserves de change du pays s’élèvent à 44 milliards de dollars américains actuellement contre 53 milliards USD à fin 2019. Pour finir, le chef de l’Etat maintient le cap sur les objectifs fixés pour la relance économique et campe sur la position de principe de non recours à l’endettement extérieur pour préserver la souveraineté économique du pays.

Agir fermement contre le Mak et Rachad
Abordant la situation sécuritaire avec son corolaire sur la stabilité économique, et après avoir écouté le ministre de l’Intérieur Kamel Beldjoud sur la question, le président de la République a appelé à agir fermement contre les organisations terroristes, « désormais connues », souligne-t-il sans les citer. Mais, le chef de l’État renvoie de ses propos aux mouvements du MAK et de Rachad, classés depuis le 18 mai dernier, par le Haut conseil de sécurité, comme organisations terroristes. Ceci, pour contrecarrer tous leurs complots visant l’Algérie et misant sur la ruine de son économie. Autrement, insiste le chef de l’Etat, « faire face avec fermeté aux tentatives subversives récurrentes d’organisations terroristes, désormais connues, en vue de mettre à genou l’économie nationale et créer la pénurie en semant la panique au sein de la population.»
D’autre part, le président Tebboune a ordonné « l’élaboration d’un projet de loi réprimant les crimes d’incendies de forêt et les tentatives de sabotage de l’économie nationale, avec des peines allant jusqu’à 30 ans de prison ferme exclues de mesures de grâce et à la perpétuité si l’incendie entraine des décès. »

Trois projets de dessalement de l’eau de mer
Pour répondre au problème du stress hydrique et le résoudre pour le long terme, le chef de l’État ordonne le lancement de trois projets consistants en le dessalement de l’eau de mer qu’il conviendra à implanter à l’Est, le Centre et à l’Ouest du pays. Ceci, à l’effet de « doter définitivement le secteur d’une politique éclairée sur la base d’un plan coordonné et scientifique de production et de gestion des ressources en eau. » Ces projets peuvent compter cinq grandes stations d’une capacité de production de plus de 300 000 M3/jour chacune, souligne-t-on. Également, « charger un bureau d’études ou une commission composée de cadres du secteur d’un audit des opérations de distribution et de consommation d’eau », et « poursuivre la coordination entre les secteurs de la Défense nationale, de l’Energie, de l’Agriculture et des Ressources en eau en vue de mettre en place une stratégie efficiente et définitive à même de résoudre la crise de l’eau ».
Enfin, comme dernier point, le recours aux sources des barrages à hauteur de 20%, aux nappes phréatiques à taux égal et aux stations de dessalement pour le restant afin de préserver les réserves stratégiques nationales en eau.
F. G.