Le Judo algérien aux JM 2026 : Une médaille d’or qui cache surtout un déficit de préparation

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Comme cela pouvait être redouté, la médaille d’or de Driss Massoud Redouane aura été l’unique récompense de l’Algérie en judo, malgré la participation de douze athlètes. Une performance individuelle remarquable, certes, mais qui soulève surtout de nombreuses interrogations sur la préparation et la stratégie du judo algérien.
Il serait toutefois injuste de faire porter la responsabilité de ce bilan aux judokas. Comment peut-on exiger d’eux des résultats au plus haut niveau lorsqu’ils disposent de si peu d’occasions de se confronter à l’élite internationale ? Participer à une seule compétition internationale par an, en dehors du championnat d’Afrique, ne peut raisonnablement suffire pour préparer des échéances majeures.
La situation est d’autant plus préoccupante que, ces deux dernières années, l’Algérie n’aurait participé qu’à un seul tournoi international, un Grand Prix organisé en Autriche, tout en restant absente de plusieurs rendez-vous essentiels du calendrier mondial, notamment les Grands Slams et les championnats du monde. Or, le judo de haut niveau ne se construit pas uniquement à l’entraînement. Il se nourrit de confrontations régulières, de déplacements, d’adaptation à différents styles et de l’expérience acquise face à des adversaires de cultures et d’écoles différentes. Sans ce rythme compétitif, il devient extrêmement difficile pour un athlète de progresser et d’arriver pleinement préparé à une compétition comme les Jeux méditerranéens.
Dans ce contexte, la médaille d’or remportée par Driss Messaoud Redouane prend encore davantage de valeur. Elle témoigne de son talent, de son expérience et de sa capacité à performer malgré un environnement compétitif limité. Mais elle ne doit surtout pas masquer les lacunes structurelles qui entourent la préparation de l’ensemble de la sélection. Selon le site de la Fédération internationale de judo, quatorze judokas algériens sont annoncés pour participer au Grand Slam de Hongrie dans deux semaines. Ce rendez-vous pourrait constituer une première occasion de relancer la dynamique internationale.
Reste maintenant à espérer que cette fois, les noms algériens resteront bien sur la liste des engagés jusqu’au jour de la compétition. Car pour progresser, encore faut-il pouvoir combattre.
H. S.