HASSAN RABEHI

LE GOUVERNEMENT RÉPOND AU PARLEMENT DE L’UE : “L’Algérie n’admet aucune tentative d’ingérence dans ses affaires internes”

Dans des déclarations livrées ce lundi à l’Agence nationale de presse (APS), le porte-parole du gouvernement, Hassen Rabehi, a réagi à l’annonce d’une réunion du Parlement européen consacrée à la situation en Algérie. Il s’agit là de la première réponse d’un officiel algérien, porte-parole du gouvernement notamment, après les réactions unanimes des cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre qui avaient exprimé leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. “ Il est admis dans l’esprit de l’Union européenne (UE) ainsi que de tous nos partenaires étrangers que l’Algérie s’attache au principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays,” a ainsi rétorqué Hassen Rabehi, en marge d’une rencontre à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la violence à l’égard de la femme. L’Algérie “ n’admet pas, en tant qu’institutions et peuple à ce qu’il puisse avoir une interférence dans ses affaires intérieures”, a-t-il poursuivi. “ Je souhaite, tout d’abord, relever le fait que les relations de l’Algérie avec l’UE sont des relations stratégiques et très importantes qui couvrent tous les secteurs d’activités,” a-t-il rappelé. Et au membre du gouvernement d’ajouter : “Autant que L’UE et l’Algérie sont conscients de ce caractère stratégique et ne permettraient pas à qui que ce soit à remettre en cause cette qualification stratégique par de simples parlementaires qui se caractérisent par une myopie et qui ne mesurent pas l’importance de ces relations.” Rabehi, qui occupe également l’intérim de ministère de la Culture, a précisé que “ l’UE et l’Algérie, de par le nombre d’accords qui ont été signés ainsi en considération des interactions fructueuses qu’il y a eu jusqu’à présent, renforcent la confiance en l’avenir de ces relations, auxquelles les deux parties accordent une importance stratégique.”
Pour rappel, l’eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann a annoncé, jeudi dernier sur son compte Twitter, que le Parlement européen débattra cette semaine de la situation en Algérie. Une démarche fortement rejetée par la majorité des candidats dans leurs campagnes électorales, dénonçant tous une ingérence intolérable.

La campagne se déroule dans de «bonnes conditions»
Autre question sur laquelle a répondu le porte-parole du gouvernement, une évaluation de la première semaine de la campagne électorale. Rabehi a indiqué à ce propos que la prérogative revenait à l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). “ Toutefois et en tant que citoyen et de par le suivi des évènements, j’ai pu constater que cette campagne se déroule, dans l’ensemble, dans de bonnes conditions,” s’est-il contenté de répondre. Et d’en conclure : “ Je souhaite sincèrement à ce que la préparation de cette élection continue à se dérouler dans des conditions normales de sorte à ce qu’on puisse réunir les meilleures conditions de l’exercice par tous les citoyens de leur devoir électoral.”
Hamid Mecheri