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LE FFS DÉNONCE L’ACTION ANTI-DIPLOMATIQUE DU MAROC : « Une dérive dangereuse »

Dans une déclaration signée par son Premier secrétaire national, Youcef Aouchich, le Front des forces socialistes condamne « dans les termes les plus forts » l’action du royaume du Maroc auprès de l’ONU à travers sa distribution d’une note aux membres du Mouvement des non-alignés dans laquelle son ambassadeur soutient et défend le prétendu « droit du peuple kabyle à l’autodétermination ».
Dans des propos fermes, le FFS a qualifié le contenu de cette note de « calomnieux » et d’une « tentative désespérée de frapper l’unité de notre chère patrie et semer la discorde parmi notre peuple uni et fier », pouvait-on lire dans un document publié sur le compte facebook du parti. Pour le vieux parti d’opposition, le comportement diplomatique marocain « n’est pas à la hauteur de la fraternité, de l’amour et de l’amitié qui unissent les peuples algérien et marocain », et considère cette attitude comme « une dérive dangereuse » et « un comportement imprudent et incalculable » qui est loin des usages diplomatiques propres entre deux pays voisins. Et au FFS de tenir une réponse cinglante à cette tentative de division de l’Algérie par affirmer que « l’Indépendance et l’Unité de la Terre Sainte d’Algérie, arrachée au prix de grands sacrifices et de plusieurs martyrs, est une ligne rouge que personne ne peut franchir sous aucun prétexte ». Et au parti fondé par le défunt Hocine Aït Ahmed de rappeler aux « mémoires courtes » que la Kabylie fait partie intégrante de l’Algérie, et comme toutes les régions de la Patrie, elle fut  « le berceau de la Révolution et des révolutionnaires et est toujours sur cette voie et il est impossible de sortir en dehors du cadre national ».
Enfin, le FFS tient à rappeler à ceux qu’il appelle « les promoteurs de la discorde » que  leurs comportements et attitudes hostiles à l’égard de l’Algérie ne risquent pas d’atteindre les Algériennes et les Algériens dans toutes les régions du pays, à considérer les liens historiques, sociaux et culturels qui le lient. Autrement, les Algériens, dans leur ensemble, demeurent « accrochés aux constantes de la nation, son unité et l’homogénéité de son peuple ».
F. G.