consulatp5

LAÂYOUNE OCCUPÉE : Le Burundi ferme son « Consulat » 

Le ministère burundais des Affaires étrangères et de la coopération au développement a décidé de fermer son  »consulat général » à Laâyoune occupée, au Sahara occidental « pour des raisons financières et de réciprocité », a indiqué jeudi le ministère burundais sur son compte twitter.

« Dans le cadre de la rationalisation des dépenses au service extérieur, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération au développement a décidé de fermer deux ambassades (Ottawa et Brasilia) et un consulat général à Laâyoune (…) pour des raisons financières et de réciprocité», précise le ministère burundais. Dans un autre tweet, il est signalé que « le Canada et le Brésil seront diplomatiquement couverts par l’ambassade du Burundi à Washington. « Notre ambassade à Rabat au Maroc restera fonctionnelle et en retour, le Burundi s’attend à l’ouverture d’une ambassade du Royaume du Maroc au Burundi avec résidence à Bujumbura ».
Le Burundi qui a ouvert son « consulat général » dans la ville sahraouie occupée, de Laâyoune, le 28 février 2020, une action à travers laquelle le Maroc vise à affirmer sa prétendue souveraineté sur les territoires sahraouis occupés, a vite déchanté se rendant compte du marché de dupes dont il a été l’objet au détriment de la légalité internationale et de la charte de l’Union africaine. Par ailleurs la  ministre sud-africaine des Relations internationales et de la coopération, Naledi Pandor, dont le pays préside l’UA, a déclaré qu’elle espérait voir le nouveau président américain, Joe Biden, annuler la décision annoncée en décembre par son prédécesseur, Donald Trump concernant la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Selon le site d’information sud-africain, Daily Maverick, Mme Pandor a rappelé, lors d’un webinar en rapport avec la politique étrangère de son pays, que la proclamation faite par Donald Trump, le 10 décembre dernier,allait à l’encontre des résolutions de l’ONU en faveur de l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.
L’ex-président américain avait fait son annonce en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. Une décision qui avait provoqué l’indignation de pays et d’organisations internationales, mais qui avait également était fortement critiquée aux États-Unis.
Mme Pandor a dit espérer que le nouveau locataire de la Maison-Blanche agisse dans le sens de l’amélioration des relations entre les États-Unis et les pays africains. Une amélioration qui devrait être basée sur le « respect » et la « coopération », a-t-elle précisé.
M. B.