ESS-Ashanti

La FIFA autorise les clubs libyens à jouer chez eux les matchs internationaux : L’ESS débutera la phase de poules à Benghazi

Mauvaise nouvelle pour l’ESS. L’un des deux représentants algériens dans la coupe de la CAF devra revoir ses calculs après que la FIFA ait levé l’interdiction pour les clubs libyens de recevoir leurs adversaires dans les compétitions africaines en dehors de la Libye.

Cette décision annoncée en fin de semaine oblige les Sétifiens à jouer leur premier match dans le cadre de la phase de poules face au Ahly de Benghazi sur le terrain de ce dernier à Benghazi, la deuxième ville libyenne. La direction de l’Entente pensait que cette rencontre allait avoir lieu au Caire, mais peine perdue, maintenant que la première instance footballistique mondial a permis aux formations libyennes de jouer chez elles après sept années d’interdiction.
Il s’agit là d’un deuxième souci pour l’actuel leader du championnat algérien, alors qu’il n’est toujours pas fixé sur le pays où il va accueillir les sud-africains d’Orlando Pirates, étant donné que les autorités algériennes, et pout des raisons sanitaires, refusent l’entrée dans le pays des adversaires de l’ESS.
Cela se passe au moment où le staff technique sétifien est confronté à un autre dilemme. En effet, la qualification à la phase de poules de la Coupe de la CAF oblige l’Entente de Sétif à livrer de nombreux matchs en un laps de temps très réduit. Les hommes de Nabil El-Kouki vont composer avec un calendrier démentiel. Ainsi, dans l’agenda des Noir et Blanc pour les mois de mars et avril, l’équipe sera soumise à un véritable marathon.
En plus des deux matches retard (JS Saoura à Béchar et AS Aïn M’lila à domicile) en championnat national qu’il faudrait caser, les Ententistes n’auront aucun répit. Ils vont devoir disputer les six journées de la phase de poules en cinquante jours. Soit une rencontre « africaine » chaque semaine, entrecoupée par un match de championnat.
Avec un tel planning, les partenaires de Laribi, qui ne disposent pas de gros moyens de récupération, seront contraints de disputer au moins deux rencontres par semaine. Un tel plan de charge va non seulement peser sur la santé des joueurs mais impacter le rendement et les résultats de l’actuel leader de la Ligue 1, ne pouvant, faut-il le rappeler, tenir le rythme d’un train à grande vitesse.
N’ayant pas l’habitude de jouer plus de 45 matches d’un certain niveau par saison, les jeunes et le reste du groupe auront du mal à aller jusqu’au bout. Le retour de Bekakchi et de Djahnit, au repos depuis des semaines, la qualification du Ghanéen Daniel Lomotey et le probable recrutement du désormais ancien joueur du MC Alger, Abdelmoumen Djabou, en contacts avancés avec son ancien club, ne régleront que partiellement les soucis du staff technique, devant obligatoirement procéder au turn-over de son effectif, appelé dès le 10 mars prochain à passer plus de temps en avion que sur un terrain de football.
Hakim S.