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KAMEL FENNICHE, ABORDANT LES PROCHAINES ÉLECTIONS LOCALES : Une aubaine pour la relance économique

Le président du Conseil constitutionnel (CC), Kamel Fenniche, a affirmé l’importance des élections locales fixées le 27 novembre prochain dans le processus du changement et la relance de l’économie nationale, appelant les candidats, dont les dossiers de candidature ont été rejetés, à déposer des recours au niveau du tribunal administratif.

Invité hier au forum d’El-Moudjahid, Fenniche a relevé l’importance des prochaines échéances locales dans le processus du changement, affirmant que l’État compte sur ce rendez-vous pour relancer l’économie nationale. Il explique : « la commune est plus capable de construire une économie développée car elle est la plus proche du citoyen ». Indiquant en outre, concernant l’encadrement de cette échéance, que le CC n’interfère pas dans les locales, car il n’a aucune prérogative qui lui permettra d’accompagner le processus comme c’est le cas des précédentes échéances, à savoir les présidentielles, le référendum et législatives, précisant que c’est l’Autorité nationale indépendante des Élections (ANIE) qui s’occupe de tout jusqu’à l’annonce des résultats définitifs. Également, et après avoir déclaré que la date des prochaines élections locales le 27 novembre est symbolique coïncidant avec l’anniversaire de l’allégeance à l’Émir Abdelkader, le fondateur de l’État algérien moderne, Fenniche a salué les réformes profondes que connait le pays concrétisant les engagements du président de la République, à travers la définition des politiques qui vont avec son programme. Il a rappelé que la loi organique des élections permet au citoyen de choisir son élu et son représentant en toute liberté grâce à la liste ouverte, contrairement à la liste fermée qui existait dans les précédentes élections, et qui a encouragé alors la corruption.
Dans ce même cadre, Fenniche a fait savoir que les candidats dont les dossiers de candidature ont été rejetés ont le plein droit de recourir au tribunal administratif pour décider si le dossier est accepté ou non. Rappelant que 50 jours avant le scrutin, les partis et candidats aux élections locales déposent leurs dossiers. Et que L’Autorité nationale indépendante des élections décidera dans les 8 jours qui suivent l’acceptation ou le rejet du dossier. Cependant, poursuivit l’invité d’El-Moudjahid, si le dossier du candidat est rejeté, il a le droit de saisir le tribunal administratif pour le recours. Le président du CC a fait savoir que la nouvelle loi électorale stipule qu’il pouvait saisir le Conseil d’État pour faire appel. Rappelant que « ces procédures sont des garanties que le citoyen est libre de choisir son représentant » réaffirme-t-il. Par ailleurs, le même responsable a fait savoir que le Conseil constitutionnel a reçu six recours de la part de la Cour Suprême concernant l’ « exception d’inconstitutionnalité » dont trois sont en cours d’étude et ce depuis la mise en place de la nouvelle Constitution de 2020. En outre et quant à la récupération de l’argent volé par la bande, et en réponse à la presse, Fenniche a affirmé l’accompagnement de son Conseil au moment où les autorités le sollicitent.
Sarah Oubraham