djaballah

IL APPELLE AU REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE : Que mijote Abdellah Djaballah ?

Le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdellah Djaballah, a appelé, dans un message diffusé samedi soir, au report des élections présidentielles du 12 décembre prochain tout en suggérant un isolement politique des symboles du régime en place. C’est dans une publication faite sur sa page Facebook officielle, que Djaballah a appelé au report des présidentielles. Cette déclaration intervient juste après l’annonce par l’ANIE des cinq candidats à la présidentielle et au lendemain de la marche du vendredi. Cependant et après avoir mis beaucoup de temps pour proposer cette solution à la crise, le président du FJD a proposé un isolement politique des symboles qui ont été impliqués dans ce processus électoral. Tout en soutenant l’ouverture d’un dialogue «sérieux et inclusif» avec «ceux auxquels le peuple fait confiance».
Selon Djaballah, ce dialogue serait couronné par l’organisation d’une période de transition d’une durée courte et temporaire, qui sera gérée par des acteurs fiables, crédibles et intellectuels. D’après lui le concept de cette période de «rendre la crédibilité aux élections» pour bâtir une «nouvelle république basée sur le principe de la déclaration du 1er Novembre». Pour le président du FJD cette nouvelle République devra être «souveraine, démocratique, sociale…», affirme-t-il dans la même déclaration. En outre, le président d’El Adala a commenté la marche grandiose du 37e vendredi qui a coïncidé avec la célébration du 65e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 54. «Tout le monde est d’accord que cette manifestation était la plus grandiose depuis le commencement du Hirak le 22 février » dit-t-il. Selon Djaballah, «le peuple est déterminé de ne pas arrêter le Hirak jusqu’à la réalisation totale de toutes ses revendications». Ensuite, Djaballah s’est interrogé dans le même sens sur la réponse des tenants du pouvoir dans le pays face au Mouvement populaire et citoyen. «Où sont les décideurs et les tenants du pouvoir face à cette détermination ?», se demande-t-il, affirmant que c’est le moment pour qu’ils sachent que la souveraineté revienne au peuple.
Sarah Oubraham