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IL A PROPOSÉ LA TENUE D’UN SOMMET UE-PAYS MÉDITERRANÉENS : Pedro Sanchez continue de faire dans l’agitation politique

Feignant d’oublier les conditions réelles pour un retour à des  relations diplomatiques apaisées avec l’Algérie, l’Espagne qui avait échoué à gagner le soutien de l’Union européenne, continue de faire dans l’agitation en proposant la tenue d’un sommet euro-méditerranéen à l’occasion de sa présidence de l’UE au deuxième semestre 2023. Madrid a joué avec le feu en se fiant aux errements politiques de son chef du gouvernement Pedro Sanchez, qui a foulé aux pieds la légalité internationale pour le règlement du problème du Sahara occidental et fui la responsabilité historique de l’Espagne en sa qualité d’ancienne puissance coloniale des territoires sahraouis, en apportant un soutien au plan marocain de large autonomie des territoires occupés. Il faut rappeler que l’Espagne use de fourberie en proposant la tenue de ce sommet. Parmi les pays qu’elle prévoit d’inviter figure la Palestine, un invité surprise quand on sait qu’aussi bien pour l’Union pour la méditerranée (une organisation mort-née) ou encore lors du premier sommet Euro-méditerranéen, c’était l’entité sioniste qui figurait parmi les invités du bassin méditerranéen. Qu’est ce qui explique ce revirement de Madrid et comment expliquer également que parmi les invités figure la Libye où on n’arrive pas encore à installer une direction légitime par un suffrage ou par une dynamique d’entente nationale. Le ministre espagnol des Affaires étrangère Jose Manuel Albares qui a annoncé cette proposition a tenté un coup de bluff politique qui ne risque pas d’être payant puisqu’un sommet pareil nécessite un travail diplomatique soutenu en amont. Il faudra non seulement établir un ordre du jour du sommet, le faire avaliser par les participants, mais aussi régler les situations de tension  l’instar de la crise entre Alger et Madrid ou encore trouver un interlocuteur parmi les factions qui se disputent le pouvoir en Libye. C’est la perspective d’une crise énergétique qui pourrait avoir raison de son gouvernement que le chef du gouvernement espagnol est en train de se démener pour tenter de trouver un échappatoire. Il tente de verser dans le jeu de l’autruche en faisant mine d’ignorer que pour retrouver des relations apaisées avec l’Algérie, il lui faudra se libérer du chantage du Maroc et retirer son soutien à son plan d’autonomie. C’est la crainte de perdre encore plus, lui qui est contesté même dans la coalition qui l’a amené au pouvoir qui le pousse à émettre des propositions qui n’ont aucune chance d’aboutir tant les préoccupations des uns et des autres sont diamétralement opposées. Si les Européens sont en pleine détresse et appréhendent mal la perspective d’un hiver marqué par la crise énergétique. Et si leur autre hantise est le flot continu de migrants qui continuent de se déverser sur leurs pays, pour les pays méditerranéens ce sont les perspectives de développement et d’un partage plus juste des richesses qui est la principale attente. Comment va procéder le piètre ministre espagnol des Affaires étrangères pour réunir un sommet entre ces pays que tout divise sur le plan géostratégique à l’heure actuelle ? L’Algérie  a affirmé à plusieurs reprises qu’elle refusait toute ingérence et toute tentative de médiation dans sa crise avec Madrid. C’est une position souveraine qu’elle entend défendre jusqu’au bout. En tentant de ruser pour emmener l’UE et les pays méditerranéens à jouer au médiateur où encore à bénir sa position, le gouvernement espagnol fait preuve d’une méconnaissance de  la politique de fermeté diplomatique de l’Algérie quand il s’agit pour elle de défendre des positions de principe. Pedro Sanchez sait ce qu’il doit faire pour retrouver grâce aux yeux de l’Algérie, mais verser dans l’agitation, il pourra toujours au matador pour amuser les foules et rien d’autre.
Slimane  B.