Grande mosquée d’Alger des parties algériennes derrière les polémiques, selon Tebboune

Au cours de sa visite, hier, au chantier de la Grande mosquée d’Alger, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a véhiculé un message très « fort » quant aux attaques d’ont fait état le projet, affirmant, que des parties algériennes sont derrière la polémique.
Le ministre qui n’a pas voulu rester indifférent quant à la fameuse polémique qui enfle au sujet de la gestion du chantier de la Grande mosquée d’Alger, s’est étonné des raisons de ces attaques au moment ou le projet avance à grands pas.
« Quand le projet n’avançait pas, personne ne réagissait, ça ne dérangeait personne. Quand la cadence de réalisation s’est accélérée des voix commencent à s’élever pour nous critiquer », s’est étonné le ministre, avant d’être formel, « nous savons qui est derrière ces critiques, et nous tenons à préciser que c’est un Algérien ». En effet, même si le ministre s’est dit ne pas vouloir polémiquer, il dira que « ni les Allemands, ni les Français, ni les Chinois ne sont derrière ces attaques, mais plutôt des parties algériennes». Dans ce sillage, le ministre n’a pas manqué de souligner que les relations Algéros-allemandes sont très profondes et ne seront point affectées par ces « campagnes de déstabilisation ». D’autre part, le ministre s’est montré formel, «la mosquée se réalisera qu’ils le veuillent ou pas ». Ainsi, il insinuera que toutes ces attaques ne se répercutent pas sur la cadence des travaux. Ne mâchant pas ses mots, Tebboune qui ne cite, néanmoins pas de noms des parties qui sont derrière ces attaques, dira que ce sont « des gens malades et gâchent tout ce qui est beau dans ce pays », ce qui relève, soulève-t-il de la « psychiatrie ». « On ne peut pas aller trop loin avec des gens de mauvaise foi », a-t-il soutenu, expliquant que l’Algérie entretient des relations très profondes avec ces trois pays.
S’agissant du bureau d’étude allemand, qui a conçu le projet, le ministre a nié que celui-ci ait procédé à de telles critiques. Affirmant que la presse nationale n’a fait que reprendre les dires d’une personne n’ayant aucun rapport avec ce bureau d’études.
« « J’ai lu l’article de presse. Je peux vous affirmer qu’il n’y a aucune empreinte des Allemands », a-t-il regretté, soutenant que ces parties, qui sont plus algériennes qu’ étrangères, ne veulent pas que le projet se concrétise sur le terrain vu qu’il « constitue un danger pour eux ». Pertinemment, Tebboune a déploré que le débat soit orienté pour nous faire rentrer dans ce qu’il qualifie de « labyrinthes ».
Par ailleurs, le ministre a refusé de remettre en question le choix du géant public chinois du BTP CSCEC, pour la construction de cette mosquée, affirmant, dans ce sens, être satisfait de ce choix.
Répondant à une question quant à d’éventuelles poursuites judiciaires, le premier responsable du département du logement a affirmé ne pas vouloir « rentrer dans ce jeu », estimant que cette campagne charnière n’affecte guère le dit projet. Pour lui, le plus important est « de réaliser le projet dans les plus brefs délais ».
Justement s’agissant des délais de livraison, le ministre s’est dit satisfait quant aux taux d’avancement des travaux en affirmant que l’œil nu est le meilleur témoin de ces avancées réalisées. Ainsi, Tebboune est resté sur sa position en faisant savoir que la Grande mosquée sera livrée à la fin de l’année en cours, ou bien dés le début du premier trimestre 2017. « La réception définitive de la Grande Mosquée d’Alger est prévue pour avant la fin 2016, toutefois, des empêchements pourraient retarder la réception jusqu’au premier trimestre 2017 », a-t-il assuré.
Nous avons d’ores et déjà réalisé 120 chapiteaux. Le minaret est à 19 étages, soit une hauteur qui dépasse les 80 mètres. Pour la salle de prière, il ne reste que l’habillage », a-t-il expliqué. De ce fait, il a soutenu que les retards accusés sont en train d’être rattrapés.
« Nous avons tracé un programme pour rattraper le temps perdu. Nous avons pu rattraper au moins 9 à 11 mois », a-t-il assuré, tout en répondant aux pessimistes qu’il reste huit mois avant la fin de l’année, ce qui constitue un temps largement suffisant pour réceptionner la mosquée.
Lamia Boufassa