Benabderrahmane

GOUVERNEMENT : Les dossiers qui attendent Benabderrahmane 

C’est dans une conjoncture difficile, économiquement surtout, que vient d’être nommé le nouveau Premier ministre Aymen Benabderrahmane, ex-ministre des Finances, dont la première tâche de laquelle il est chargé est celle de poursuivre les consultations avec les partis politiques et la société civile pour former, dès que possible, le nouveau gouvernement, lequel sera d’apparence plus technocrate que politique.

En effet-, mercredi dernier, Benabderrahmane a remplacé Abdelaziz Djerad à la tête du Gouvernement précédemment formé, après l’élection du président Tebboune, et qui était un exécutif de technocrates. Cette fois encore il est attendu que la composition de ce dernier, qui ne tarde pas à être annoncée, sera de la même nature que sa précédente. Même si on verra dans la composante des têtes choisies parmi les partis et les indépendants vainqueurs des législatives du 12 juin, tels le P/ FLN, le RND, EL-Moustakbal et El-Binaâ, qui ont pu décrocher des sièges importantes dans l’APN mais aucun d’entre eux n’a réussi à obtenir la majorité.
En ces temps de crise socio-économique, le nouveau Gouvernement est chargé de relever plusieurs défis. C’est à partir de là qu’on s’interroge sur la façon dont le Premier ministre mènera pour redresser la situation de crise de notre économie qui repose essentiellement sur la rente pétrolière. Le staff du gouvernement qui ne tardera pas à être révélé devra retrousser ses manches, et sortir et innover, dans son examen et son traitement des questions clés, économiques et sociales, à l’opposé de l’ex-Exécutif qui s’est noyé dans des commissions d’étude de dossiers, d’accords, de signature d’accords entre différents secteurs, sans pour autant avoir réussi à avoir un impact conséquent sur la vie socio-économique du citoyen. Notamment par la relance effective de la machine économique, en réduisant à titre d’exemple l’impact des barons de l’informel, lesquels rythment les cours du marché, du dinar, jusqu’aux légumes et fruits, et le marché du bétail, où le mouton enregistre déjà des prix exorbitants dépassant les 50 000 da pour un moyen, et cela est la conséquence de la mauvaise gestion des secteurs concernés comme le Commerce dirigé par Kamel Rezig qui a échoué à réduire le poids de l’informel, qui réduit les ressources financières pour les caisses de l’Etat, dévaluation du dinar, assiette fiscale, mais aussi nous nous sommes retrouvés avec plus de problèmes administratifs de nos banques, la corruption, la surfacturation, et d’autres répercussions d’une confiance qui a peut-être été mal placée.
Pour ce faire, le nouvel Exécutif devrait comporter des compétences nationales capables de relancer l’économie qui est à l’arrêt surtout à cause de la crise sanitaire du Coronavirus.
Sarah Oubraham