Harraga

GARDE-CÔTES (LARGE DE TIPASA) : Six harraga sauvés, un disparu et un corps sans vie repêché

Six candidats à la migration clandestine ont été sauvés in extrémis, en haute mer, lors d’opérations de recherche et de sauvetage menées par des unités des Garde-côtes relevant des Forces navales algériennes, à 22 miles nautiques au nord de Damous, wilaya de Tipasa, a-t-on appris d’un communiqué du ministère de la Défense national, diffusé hier. La même source explique que l’embarcation de fortune à bord de laquelle se trouvait le groupe de harraga était tombée en panne en haute mer suite à un souci du moteur, tandis qu’un corps a été repêché sans vie, et un autre candidat était toujours porté disparu, jusqu’à hier matin.
Toujours selon le communiqué du MDN, les opérations de recherche menées par les unités des Gardes-côtes pour retrouver les candidats portés disparus durant la journée de mardi dernier, soit une 8e personne n’ont pas donné des résultats, jusqu’à tard dans la nuit, et les recherches hélas se sont poursuivies jusqu’à hier matin, mais en vain. En parallèle, la même source a précisé que d’autres tentatives d’émigration clandestine de 61 candidats ont été mises en échec par les Garde-côtes et la Gendarmerie à la wilaya d’Oran et de Mostaganem.
Il y a lieu de noter, par ailleurs, que le communiqué du MDN demeure un bilan de plus, qui atteste que le phénomène de l’émigration clandestine a repris en force. Il se veut être faut-il le noter, un avertissement lancé à l’adresse des jeunes désirant prendre le large sur une embarcation de fortune, puisque l’aventure de la harga est hautement périlleuse. Dans ce sillage, il est à rappeler qu’ils avaient été pas moins de dix harraga à échapper de peu à la mort, durant la nuit du samedi dernier, après que l’embarcation de fortune à bord de laquelle se trouvait le groupe de harraga était tombée en panne en haute mer suite à un souci du moteur.
Retrouvés au large après une semaine de leur disparition, les dix harraga avaient été secourus et sauvés d’une mort certaine, en haute mer, par le navire El-Djazaïr II, de la compagnie Algérie Ferries.
Mohamed Amrouni