Festival de l’art rupestre à Djanet : Les experts internationaux saluent le patrimoine exceptionnel de l’Algérie

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Des participants à la deuxième rencontre internationale sur  » la préservation des sites d’art rupestre du Tassili n’Ajjer », organisée dans le cadre de la première édition du Festival international de l’art rupestre à Djanet (20-24 octobre), ont mis en avant la place privilégiée qu’occupe l’Algérie à l’échelle mondiale dans ce type d’art dont elle regorge. Dans ce cadre, la chargée des programmes au Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA), Rim Kelouaz, a souligné  » la place privilégiée qu’occupe l’Algérie dans le processus de préservation du patrimoine mondial sur le continent africain, grâce à sa diversité civilisationnelle, culturelle et naturelle exceptionnelle, ainsi qu’à l’expérience scientifique et de terrain accumulée par ses institutions dans les domaines de la recherche archéologique, de la protection des sites patrimoniaux et de la gestion des sites classés ». Mme Kelouaz a estimé que  » l’art rupestre, outre sa valeur scientifique, constitue une source importante pour comprendre le parcours historique du continent africain à travers les dessins et représentations animales, humaines et végétales, ainsi que pour découvrir les modes de vie des peuples anciens et leur adaptation aux changements climatiques dans cet environnement ». Ces témoignages  » permettent également d’approfondir l’exploration des sociétés africaines, de leurs traditions et de rétablir leur place et leur présence dans l’histoire de l’Humanité ». De son côté, le président de l’Union arabe des médias du patrimoine, Youssef El Kazem, de l’Etat du Qatar, a salué le patrimoine civilisationnel et archéologique exceptionnel dont regorge l’Algérie, exprimant sa  » grande admiration » pour ce qu’il a découvert, lors de sa visite dans la ville de Djanet, accompagné d’une délégation de l’Union. Il a estimé que les particularités de cette région en font « un espace magnifique et unique au monde, qui reflète la richesse de l’Algérie en matière de patrimoine universel ». Pour sa part, le conservateur de la réserve naturelle nationale nigérienne de l’Aïr et du Ténéré (RNNAT), Ganda Amadou, a affirmé que l’art rupestre en Algérie est « très riche et diversifié », notamment « les gravures et les dessins représentant l’homme, les animaux et les activités humaines pratiquées durant l’Antiquité ». « Ces vestiges archéologiques permettent de découvrir les modes de vie des anciennes communautés humaines et leurs activités de chasse et de cueillette, ainsi que de suivre l’évolution de la faune et les transformations qu’a connues l’environnement saharien au fil du temps », a-t-il expliqué. Dans ce contexte, le photographe japonais Takayuki Hanafusa a mis en avant la valeur « exceptionnelle » des gravures rupestres dans la région du Tassili, estimant qu’elles constituent « une richesse patrimoniale d’une grande importance pour l’humanité, compte tenu de la diversité de leurs thèmes et de la précision de leurs détails artistiques », en plus d’être « un témoin de l’histoire de l’humanité et de l’évolution des civilisations dans la région ».