DJAMEL CHORFI

DJAMEL CHORFI DÉNONCE LE RECOURS CONTINUEL AUX BUREAUX D’ÉTUDES ÉTRANGERS ET DÉCLARE : «Les nouvelles villes ? C’est du fiasco !»

S’exprimant hier, à l’émission «L’invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio algérienne, l’expert en architecture, Djamel Chorfi a mis l’accent sur la nécessité du contrôle de la qualité des travaux de construction des logements en Algérie, il a mis également en avant la nécessité d’accorder plus d’importance aux architectes et aux bureaux d’études algériens dans la réalisation des logements, tout en dénonçant, dans ce contexte, le recours, continuel, à des bureaux d’études étrangers dans la réalisation des projets de construction de logements.
Pour l’expert, presque la totalité des programmes en matière de formules publiques est confiée aux bureaux d’études étrangers : «Nous avons de grands architectes et urbanistes, seulement il faut leur donner de la confiance et les associer dans le cadre des concours d’idées», a-t-il répliqué. Il a estimé, une fois de plus, qu’«il faut leur donner, aussi le temps et l’espace pour qu’ils puissent s’exprimer et exercer leurs métiers dans un cadre professionnel et réglementaire bien défini», a-t-il renchéri. il s’est attardé Aussi, lors de cette émission, sur la nécessité d’accorder l’importance à l’architecte et de lui confier des études approfondies même avant la réalisation des projets.
Interrogé sur les retards et les défauts de qualité enregistrés dans les différents projets réalisés, l’expert en architecture, Djamel Chorfi a attribué cette problématique aux manques d’études, l’absence de contrôle et puis encore l’absence des bureaux d’études chargés de suivis : «C’est à cause de cela, des accidents sur les chantiers avaient été en cause de certaines victimes à l’exemple des deux accidents de «Rahmania» et de «Bouinane», a-t-il tenu à rappeler, dans ce sens. Avant de poursuivre : «Tout cela est dû, aussi, à une mauvaise organisation et gestion de ces projets de logements, soit en amant ou en aval».
Chorfi n’a pas manqué de dénoncer, également la qualité des études des projets des nouvelles villes : «Pour moi, les nouvelles villes ….c’est du fiasco….On a construit, en fin de compte des villes «dortoirs», a-t-il déploré. Aussi et, dans un autre volet, l’invité de la Radio algérienne a insisté, à la fin de cette émission, sur l’importance de la refonte des textes régissant ce domaine : «Ainsi, il faut redéfinir les missions soit en maîtrise d’ouvrage ou en maîtrise d’œuvre», souligne-t-il. Avant de conclure, également qu’ : «il faut, réellement donner l’importance à la phase d’études des projets».
Mehdi Isikioune