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DIALOGUE TUTELLE – SNPSSP : La commission mixte se réunira la semaine prochaine

Plusieurs dossiers seront examinés par la commission mixte regroupant les responsables du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (Msprh) et ceux du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (Snpssp).
Il s’agira, notamment, des dossiers inhérents au Service civil, à la progression dans la carrière, à l’accès à la chefferie de services hospitalo-universitaires et aux textes d’application de la loi sur la santé. Les dossiers exposés concerneront également le jumelage et le parrainage, ainsi que la place occupée par le partenaire social dans la hiérarchie des actions ministérielles. Les aspects financiers ne seront pas en reste, puisqu’il sera question, en plus, des primes d’intéressement et de l’Impôt sur le revenu global (IRG). Tous ces points avaient été retenus au terme de la précédente réunion regroupant les représentants des deux parties, tenue le 10 du mois courant, selon un communiqué du Msprh.
Ainsi, cette réunion de la commission de suivi (tutelle – Snpssp), prévue pour la semaine prochaine, veillera à la prise en charge des différentes revendications de cette corporation du secteur de la Santé, sur la base des priorités qui seront établies de commun accord.
Dans ce cadre, le syndicat a rappelé  la nécessité de répondre  aux  revendications du personnel de la Santé qui restent en suspens et a déploré le fait qu’il ait fallu l’intervention du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour l’entame du dialogue social, en général, et en particulier dans  les secteurs connaissant des tensions. Il a mis l’accent aussi sur le respect des engagements pris qui confortera le processus de dialogue entre tutelle et syndicats de la Santé pour éviter que le secteur  ne soit secoué par des grèves en ces  temps de pandémie sanitaire.
Par ailleurs, le président de ce syndicat, Dr. Mohamed Yousfi, a réitéré la disponibilité de son syndicat à « contribuer à tous les efforts permettant au secteur de se développer dans un climat favorable basé sur le dialogue, la concertation et la confiance », en comptant sur les efforts DE l’Administration centrale en vue d’avoir le plus de visibilité sur les aspirations des praticiens spécialistes et sur les dossiers en instance.
Pour rappel, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, avait instruit les directions centrales concernées au sein de son département ministériel en vue de relancer tous les dossiers exposés lors des réunions de la commission de suivi, et de lui rendre compte de l’état d’avancement de chaque dossier, avait encore précisé la même source.
Il y a lieu de signaler, dans ce contexte, que ce processus de concertation s’inscrit dans le cadre de la réforme hospitalière. Une réforme lourde et épineuse, qui reste la plus longue et la plus lente dans l’histoire de notre pays (post indépendance). Elle dure, en effet, depuis plusieurs années. Souvent décriée par les différents syndicats du secteur, elle peine, non seulement à répondre aux aspirations des différents personnels du secteur, mais aussi et surtout à offrir aux Algériens un système de santé efficace, et ce, en dépit des moyens colossaux dégagés d’année en année par l’État. Pour preuve, nombreux sont nos concitoyens qui déboursent des sommes faramineuses pour aller se soigner dans d’autres pays, parfois même, dans ceux voisins.
Lyes Ayoub