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Des monstres mis à prix …

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La pratique est courante à travers le monde. Des États-Unis au Brésil en passant par le Japon, le Canada, les Pays-Bas, la Belgique, le Mexique et bien d’autres pays ont recours à la mise à prix des narcotrafiquants pour venir à bout du fléau de la drogue. Il s’agit de la mise à prix « des auteurs des infractions relatives aux stupéfiants et aux substances psychotropes ». L’Algérie vient d’inscrire ce moyen dans sa stratégie de prévention et de lutte contre ce fléau. Le Journal Officiel daté du 5 août dernier vient de publier le décret exécutif n° 26-272 du 1er août 2026 qui fixe « les conditions et les modalités de motivation à l’identification et/ou à l’arrestation des auteurs des infractions relatives aux stupéfiants et aux substances psychotropes et/ou à mettre fin à l’infraction ». L’article 2 du décret précise que « les autorités compétentes peuvent accorder des intéressements pécuniaires ou autres, aux personnes qui leur fournissent des informations permettant l’identification, l’arrestation des auteurs et/ou de mettre fin à l’infraction… Il est entendu par « autorités compétentes », les services de police judiciaire et les services de douanes ». Pour rendre la mesure effective, l’article 5 mentionne que « les modalités de paiement des intéressements pécuniaires prévus par le présent décret, sont fixées par arrêté du ministre chargé des finances ou par arrêté conjoint entre le ministre chargé des finances et le ministre concerné ». Dans ce nouveau dispositif judiciaire, il est prévu également « les intéressements non pécuniaires » qui sont explicités à l’article 3 alinéa 2 et « qui peuvent leur être accordés (aux personnes qui fournissent des informations NDLR) et qui peuvent inclure la protection et l’assistance pour faciliter certaines procédures administratives ». Ceux qui veulent prendre connaissance de la totalité du décret, voici le lien : https://www.joradp.dz/FTP/jofrancais/2026/F2026057.pdf. Ceci dit et s’il y a encore des citoyens à convaincre afin qu’ils se saisissent de ce dispositif juridique pour aider à la lutte contre cette monstruosité qu’est le narcotrafic, il suffit d’attirer leur attention sur certains faits. Pour voir de leurs propres yeux les dégâts de ce fléau, ils devraient se rendre aux audiences des tribunaux et voir ces parents qui sollicitent la justice pour les protéger des agressions de leurs enfants lors des crises de manque de drogue. Ils peuvent aussi se rendre aux services de psychiatrie des hôpitaux pour voir le triste spectacle de nos jeunes drogués déconnectés de la réalité et le regard vide. Ils devraient également se rendre devant les établissements scolaires et écouter les témoignages poignants des mamans dont l’enfant a été pris dans la tourmente des psychotropes. Le rôle des associations est plus que jamais sollicité pour expliquer, sensibiliser. Dénoncer ces monstres qui inoculent du poison à nos enfants est un acte patriote. Il faut être aux côtés de nos services de sécurité. Ces monstres agissent pour le compte de nos ennemis. Pour nous détruire !
Zouhir Mebarki

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