Tchernobyl

Depuis la diffusion de la série de HBO : Les touristes affluent à Tchernobyl

En cinq épisodes, la mini-série de HBO sur la catastrophe nucléaire de 1986 a fait bondir de 40 % la fréquentation touristique de la région, selon Le Figaro.

Pour connaître à l’avance les destinations de vacances à la mode, il suffit de consulter le programme des séries de HBO. Après l’engouement touristique massif qu’ont suscité les différents lieux de tournage de la série Game of Thrones ces dernières années et l’émergence pleine de succès de voyages thématiques, une nouvelle mini-série produite par la chaîne américaine a rapidement fait bondir les fans sur leur passeport. Il s’agit de la série Chernobyl, récit historique consacré au terrible accident nucléaire du 26 avril 1986 en Ukraine. Le cinquième et dernier épisode a été diffusé moins d’un mois plus tard, le 5 juin dernier, et a bouclé la boucle du succès populaire et critique de la série, qui, sur le site spécialisé IMDb s’est rapidement hissée parmi les meilleures séries de l’histoire, devant Breaking Bad ou sa consœur Game of Thrones.
Loin d’un décor de rêve, le cadre de la série Chernobyl semble pourtant avoir attisé la curiosité de bon nombre de téléspectateurs, à en croire les tour-opérateurs cités par Le Figaro. Selon le quotidien, la région de Tchernobyl accueille depuis 2010 environ 30 000 visiteurs par an. Mais depuis la diffusion du premier épisode début mai, les réservations ont augmenté de 40 %.
Administration et compteur Geiger
Pour voyager à Tchernobyl, il faut prendre des précautions qui n’ont découragé personne. L’administration ukrainienne doit délivrer une autorisation et il est nécessaire d’être accompagné pour pouvoir embarquer à bord d’un bus au départ de Kiev. Le quotidien raconte qu’après un voyage de 2h30, les touristes signent une décharge en cas de contamination et s’arment de respirateurs et de compteurs Geiger pour contrôler personnellement le niveau de radioactivité « en espérant que le matériel soit plus fiable qu’en 1986″. L’Ukraine insiste sur le fait que les zones touchées ne présentent plus de danger d’irradiation, libre à chacun de prendre ou non cette information en considération.
Les paysages apocalyptiques de la région, la ville déserte de Pripiat, la centrale nucléaire de Tchernobyl sont autant de décors uniques qui joignent la mode de la série diffusée en France sur OCS à la tendance du tourisme noir (aussi appelé tourisme macabre ou plus joliment thanatourisme), qui consiste à arpenter des lieux associés au drame, à la mort ou à une catastrophe. C’est plutôt de ce côté qu’il faudrait chercher si l’on voulait expliquer l’engouement soudain des visites de la région, car, évidemment, la série n’est pas tournée en Ukraine, mais en Lituanie.