Paris semble, cette fois-ci, décidé à coopérer avec l’Algérie dans le dossier relatif à la restitution de l’argent volé par des anciens responsables algériens et détourné vers la France. Cette décision est encouragée par le retour à l’apaisement dans les relations entre les deux pays à la faveur des visites effectuées en Algérie par plusieurs responsables du gouvernement français en attendant celles prévues prochainement du côté algérien. En effet, la question de l’argent détourné vers la France a fait l’objet de discussions qui se sont déroulées, lundi à Alger, à l’occasion de la visite du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin. Après s’être engagé, depuis Alger, à sa sortie de l’audience que lui a accordée le président Abdelmadjid Tebboune, à coopérer avec son homologue algérien, qu’il invite d’ailleurs à effectuer une visite en France à cet effet, le ministre français de la Justice a confirmé ses propos une fois rentré à Paris. Sur la chaîne de télévision CNews, Darmanin n’a pas mâché ses mots à ce sujet. « Dans les affaires dites des biens mal acquis, il y a plus de 130 demandes des autorités algériennes relatives à la lutte contre la corruption du temps de Bouteflika (défunt président de la République, ndlr) », a-t-il révélé sur le plateau du média de Vincent Bolloré. Il a ajouté : « Le président Tebboune y est très attaché. Je lui ai assuré que c’est pour ça que je suis allé (à Alger, ndlr) avec le procureur national financier qui m’a accompagné et qu’en toute indépendance, il a parlé avec ses homologues (algériens, ndlr) pour dire que nous prendrons en considération, évidemment avec le plus grand sérieux, les demandes pour récupérer l’argent qui appartient au peuple algérien ».
F. G.














































