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CRÉDITS À LA CONSOMMATION, À L’IMMOBILIER ET D’EXPLOITATION, AINSI QUE LES PRÊTS LOCATIFS : Les taux d’intérêts bancaires revus à la hausse

La Banque d’Algérie a décidé de mettre en place un nouveau système, au cours du deuxième semestre de l’année en cours; permettant de plafonner les taux d’intérêt des différents crédits bancaires. La mesure concernera essentiellement les crédits liés à la consommation, à l’immobilier, aux prêts locatifs et aux financements d’exploitation, ainsi que des prêts à court, moyen et à long terme.

Dans une note, signée par le Directeur général de la banque d’Algérie, adressée aux différentes banques le 16 juin dernier, il a été mentionné que les nouveaux taux d’intérêts applicables durant ce deuxième semestre de l’année, sont fixés entre 8,15% et 14,26% selon le type de financement. Dans la même note, il a été signifié que le taux d’intérêt du crédit lié au financement d’exploitation qui était à 7,61% durant le premier semestre 2021 sera de 9,13% au deuxième semestre, le taux d’intérêt du crédit à la consommation passe de 9,84% à 11,81%, celui de l’habitat passe de 6,67% à 8,15% , les prêts locatifs de 11,88% à 14,26%.
S’agissant des crédits à moyen terme, leur taux d’intérêt passe de 7,64% à 9,16%, alors que les crédits à long terme, leur taux d’intérêt passe de 8,26% à 9,91%. Il est essentiel de noter que les experts qualifient ces nouveaux taux d’intérêt de «très élevés» et «non compétitifs». Ils estiment que l’absence de la concurrence, le nombre limité de banques et la gestion bureaucratique du marché financier font du financement en Algérie l’un des plus chers au monde.
Ils soulignent aussi que le manque d’efficacité dans la gestion fait que la plupart des liquidités circule en dehors du système bancaire officiel, ce qui a poussé la Banque d’Algérie à tenter d’encadrer le taux d’intérêt, relevant que le plus grand bénéficiaire de ces taux « élevés » sont les banques étrangères.
Il est souligné dans le même contexte que les taux d’intérêt en Algérie sont très chers et n’incitent pas à l’investissement, ce qui est normal du fait de la rareté des sources, puisque les liquidités se situent en dehors du circuit officiel et sont accumulées dans les logements, tandis que celles dans les banques ne suffisent pas à financer l’économie.
Ania Nait Chalal