bavettes

CONSTANTINE : Le masque se généralise… à des prix effarants

Obligation du port du masque de protection. Voilà une injonction à laquelle, aux premières mesures recommandées par les pouvoirs publics centraux, les Constantinois ont répondu avec la plus grande désinvolture. Il faut toutefois souligner que du côté des représentants locaux la rigueur n’était pas de mise et il ne serait nullement exagéré d’évoquer une tacite permissivité dès l’instant où le port de la bavette n’était pas fortement exigé, à l’exception des administrations publiques, dans les centres commerciaux parmi les plus importants par la fréquentation continue du public.
Et, sans doute, le triste record de première wilaya où s’enregistraient sur une succession de jours de nouveaux cas de Covid-19 a eu l’effet d’un électrochoc et sur les commerçants et sur leurs clientèles. L’intransigeante interdiction d’accès aux espaces concernés sans protection a éveillé les consciences même parmi les plus rétifs, et ce pour cause d’incapacité pécuniaire. Si durant tout les mois de mars et d’avril partiellement les bavettes n’étaient vraiment pas disponibles en quantité et si tant est qu’elles pouvaient l’être dans quelques pharmacies et magasins de cosmétiques, elles se particularisaient par l’effarant prix de 150 dinars l’unité et dans le meilleur des cas à 80 ou 100 dinars qui les rendaient suspectes aux yeux des potentiels demandeurs.
Il ne faut pas omettre le fait que le ministre de la Santé lui-même a conditionné le port généralisé de la bavette par sa disponibilité, allant jusqu’à annoncer que le besoin quotidien était de 7 millions d’unités…c’est dire. Néanmoins, à partir de la dernière semaine du mois de Ramadhan, elle allait «miraculeusement » être disponible et pas forcément dans les circuits réglementés, autrement dit elle l’était tout autant dans celui informel des places publiques, vendeurs à la sauvette, les KMS à un coût inattendu surfant entre 30 et 80 dinars qui ne pouvait encore une fois, n’en rendre que plus complexe l’acquisition ; même si en général les acheteurs optaient pour celle au dérisoire prix de 30 dinars et peu importe la qualité du «tissu » ou sa capacité à réellement répondre aux normes universelles d’autoprotection d’une part et du risque de propagation du virus d’autre part.
Cela étant, même les bavettes sur lesquelles se sont investies certaines associations et organisations caritatives, censées être distribuées dans un cadre organisé, se sont retrouvées sur le marché.
Med R. D.