Violence faites au fommes

Constantine : Dynamiser le rôle des cellules d’écoute pour aider les femmes victimes de violences

La dynamisation du rôle des cellules d’écoute dans la prise en charge des femmes victimes de violences et/ou en situation de détresse, a été préconisée jeudi à Constantine lors d’une journée d’étude consacrée à ce sujet, organisée au centre national de formation des personnels spécialisés des établissements pour handicapés (CNFPH).

Les victimes de violences et leurs enfants doivent bénéficier d’une assistance régulière, prodiguée par des professionnels et des spécialistes dans ce domaine, à savoir des psychologues, des sociologues, des éducateurs, des médecins et des juristes, ont indiqué à ce propos les participants à cette rencontre intitulée « Les efforts du secteur de la solidarité dans la prise en charge de la femme violentée », tenue à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre). Ces cellules d’écoute, dont le rôle initial est le soutien moral, doivent être « capables d’expliquer clairement à la femme ses droits et les situations nécessitant de déposer plainte », a indiqué à ce propos la responsable du service de la famille et de la cohésion sociale à la direction de l’action sociale et de la solidarité (DASS) Farida Benabbas. Elle a rappelé, dans ce contexte, que ces structures relevant du secteur de la solidarité ont pour mission « d’orienter et d’accompagner psychologiquement et socialement des femmes divorcées ou abandonnées, les mères célibataires ou battues, violées, violentées et harcelées par leurs conjoints ou leur entourage ». « La lutte contre la violence faite aux femmes victimes d’agressions physiques, psychologiques et sexuelles, figure parmi les priorités du secteur de l’action sociale et de la solidarité à l’échelle locale », a affirmé de son côté Madiha Hamlaoui, chef du bureau de la protection et de la promotion de la femme et de la personne âgée à la direction de l’action sociale. La même intervenante a expliqué que « la protection de la femme contre toutes formes de violences est recommandée aussi bien dans le milieu familial que dans l’espace public et le milieu du travail, et ce conformément à la réforme juridique qui est accompagné sur le terrain par une série de mesures et de programmes visant à consolider la cohésion sociale et à juguler les effets néfastes de ce phénomène social ». Mme Hamlaoui a également signalé « le rôle important joué par les cellules de proximité de solidarité (CPS) relevant de l’Agence de développement social (ADS) dans la prise en charge des femmes en situation de détresse à travers l’ensemble des communes de la wilaya, notamment celles vivant dans des zones d’ombre, en matière d’accompagnement administratif et juridique, d’hébergement et de soins médicaux ». Les participants à cette journée d’étude ont insisté d’autre part sur la nécessité de l’organisation continue de séances de soutien psychologique à destination de cette frange vulnérable de la société, selon un programme tracé en étroite collaboration avec différents établissements du secteur, à l’instar des centres d’accueil et de réadaptation des femmes et jeunes filles victimes de violences ou en situation de détresse, et également Diar Errahma, en œuvrant à la réinsertion de cette catégorie de femmes dans le milieu familial par le biais de la médiation. La réinsertion socio-professionnelle dans le cadre des divers dispositifs d’aide à l’emploi mis en place par l’Etat en fonction des aptitudes de chaque résidente et l’amélioration des conditions socio-économiques de cette couche sociale, est l’autre objectif primordial recherché à travers cette procédure relative à la prise en charge des femmes, ont souligné les mêmes intervenantes. Il est à noter que plus d’une centaine de femmes en difficulté sociale sont actuellement prises en charge par la direction de l’action sociale de la wilaya de Constantine.