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Congrès extraordinaire du FFS ce week-end : Deux listes en course

Prélude à la tenue d’un congrès ordinaire, le Front des forces socialistes (FFS), tiendra aujourd’hui et demain, son congrès extraordinaire à l’hôtel Mazafran, Zéralda, Alger. Le clan d’Ali Laskri, vieux routier de la politique, et ex-coordinateur de la défunte instance présidentielle, qui contestait «la démarche statutaire» de cette action, a finalement cédé, par l’annonce, mardi dernier, dans une lettre adressée aux militants, de la non participation d’Ali Laskri aux travaux du congrès du FFS. Après des tractations serrées, les deux ailes qui se disputent la direction du parti ont présenté deux listes, qui entrent ainsi en compétion pour diriger l’instance présidentielle, du plus vieux parti de l’opposition en l’Algérie. Déposées dimanche, la commission nationale de préparation du congrès extraordinaire a statué définitivement mardi dernier, sur ces listes fermées, composées de cinq candidats chacune, soit autant de membres que compte l’instance présidentielle du FFS. Première remarque à relever des listes présentées est l’absence des protagonistes à l’origine même de la crise qui secoue le parti du défunt Hocine Ait Ahmed, depuis pratiquement le dernier congrès ordinaire organisé en 2013. Le premier secrétaire national en poste, Hakim Belahcel de la fédération de Boumerdès, Brahim Méziani de la fédération de Béjaïa, Soufiane Chioukh de la fédération de Constantine, Hadji M’hammed de la fédération de Chlef, et Noura Touahri de la fédération d’Alger forment la première liste. L’autre liste concurrente est composée d’Ahmed Djeddaï (ancien SG du parti fin des années 90) de la fédération d’Alger, Ikhlef Bouaïche de la fédération de Béjaïa, de Noureddine Berkaine de la fédération de Tizi Ouzou, Semmache Kamal de la fédération de Sétif, et de Nadia Idehhadène de la fédération de Boumerdès. Ahmed Djeddaï revient au-devant de la scène du parti, en pilotant la liste, qui était auparavant mené par Ali Laskri, lequel a décidé mardi dernier, la veille du début des travaux, aujourd’hui, du FFS ne pas prendre part au conclave de deux jours, du parti. «J’informe les militant-e-s que je ne serai pas présent au congrès extraordinaire, mes convictions et ma détermination de la nécessité du changement du système ne me permettent pas de cautionner une rencontre de mise en conformité et de normalisation du parti», a indiqué l’ancien membre de l’instance présidentielle du FFS,  ce mardi, dans un communiqué, soulignant que  sa «présence sera contraire à toutes ses prises de positions politiques et contraire aux revendications du FFS depuis l’indépendance et du mouvement révolutionnaire pacifique depuis le 22 février 2019.
Et de souhaiter  bonne chance à tous les délégués qui participeront au congrès. «L’heure est à la mobilisation pour la transition démocratique, l’histoire jugera les actes de chacun», a conclu Ali Laskri. Près de 800 congressistes, seulement, situation sanitaire du covid-19 oblige, sont attendus à partir d’aujourd’hui, et demain vendredi pour l’élection des membres de l’instance présidentielle, ou ils auront à choisir une liste devant diriger le parti jusqu’à la tenue du congrès ordinaire. Une tâche non facile attend l’équipe élue, qui héritera d’une situation difficile à assainir, au sein du parti.
B. O.