Livre scolaire

CAFOUILLAGE AUTOUR DU LIVRE SCOLAIRE : Les solutions de l’ONPS

Après plus d’une semaine de la rentrée des classes, nombreux sont les élèves qui n’ont toujours pas pu acquérir leurs manuels scolaires en raison de l’anarchie et du cafouillage qui marque l’opération des ventes.

Cette situation constatée à l’échelle nationale, notamment dans les grandes villes, a suscité l’indignation des parents d’élèves qui font un parcours du combattant pour l’achat de ces livres. Suite à cela, l’Office national des publications scolaires (ONPS) annonce des mesures afin de régler le problème, dont notamment la multiplication des points de vente au niveau des différentes wilayas du pays. Ainsi et suite à ces décisions prises par le Dg de l’ONPS, Yekhlef Mahmoud, le nombre de points de vente passe de 125 à 600, le nombre d’exposition a été augmenté de 42 à 55, alors que 1300 autres librairies privées ont obtenu l’autorisation de vendre ces manuels scolaires. Selon Mohamed Yekhlef, « il n’existe aucun manque de livres. Tous les manuels destinés aux élèves des trois paliers éducatifs sont disponibles au niveau des établissements scolaires, des librairies agréées, ou au niveau des expositions. Dans le même contexte, le responsable estime que la désorganisation ayant marqué l’opération de vente n’est pas due à une quelconque pénurie, mais plutôt à l’assaut des parents des points de vente au même moment. « L’ONPS avait fourni aux établissements, les manuels pour l’année 2021/2022 le mois de février dernier, notamment dans les régions du Sud et du Grand Sud », a-t-il relevé. La même source a indiqué, d’autre part, que l’office a consacré un quota de 10% soit 8 000 livres d’un total de 80 000 livres publiés. Ce quota est réservé, a-t-il précisé, en cas de crise ou de catastrophe.
De ce qui est, par ailleurs, de la distribution gratuite des livres, le même responsable a fait savoir que l’opération a atteint un taux de 60%. Il est important de souligner que même si l’ONPS a réagi au problème, les mesures qu’il annonce auraient pourtant pu être prises avant la rentrée des classes, afin d’éviter tout tracas aux élèves et leurs parents et surtout éviter tout retard dans le lancement effectif des cours. Faut dire que ce problème vient s’ajouter à la liste des nombreux manquements qui marquent la nouvelle année éducative. Le secteur de l’Éducation fait déjà face à un déficit flagrant d’enseignants impliquant une désorganisation dans l’élaboration des calendriers.
Aussi et en raison de l’absence de moyens et de la crise de l’eau, l’application rigoureuse des mesures de prévention dans les établissements scolaires fait défaut, alors que le lancement de restauration dans les cantines n’a pas pu être fait. L’année scolaire 2021/2022 s’annonce face à cet état de fait difficile, sachant que plusieurs formations syndicales avaient tiré la sonnette d’alarme avant la reprise et appelé la tutelle à prendre les mesures nécessaires afin d’éviter tout cela.
Ania Nait Chalal