GHALI

BRAHIM GHALI : Contraindre le Maroc à l’application du Plan de paix

Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, a demandé à l’ONU d’assumer sa «  et de réactiver le plan de paix signé en1991 » , comme le seul moyen d’arrêter la guerre qui se déroule déjà dans la région et ses répercussions négatives. Dans un discours prononcé dans le camp de réfugiés de Dakhla devant une importante délégation étrangère et des journalistes internationaux, Ghali a également applaudi la récente décision du Tribunal européen, qui a donné raison au Polisario sur l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental et a ordonné l’annulation des accords signés entre le Maroc et l’UE. « Le moment est venu pour le Conseil de sécurité de contraindre le Royaume du Maroc à appliquer les résolutions du Plan de règlement ONU-Afrique qu’il a signé avec la partie sahraouie et approuvé par le Conseil, afin que le peuple sahraoui puisse exercer lui-même son droit inaliénable a l’autodétermination et à l’indépendance », a souligné le Président Ghali. « Comme hier, le peuple sahraoui répondra aujourd’hui avec détermination à toutes les menaces, réaffirmant sa loyauté aux martyrs, et avançant sur son chemin, jusqu’à la victoire et la libération », a-t-il ajouté. Le peuple sahraoui a célébré hier mardi le 46ème anniversaire de l’unité nationale dans un contexte caractérisé par la reprise de la lutte armée. La célébration de la Journée de l’unité nationale cette année intervient à un moment décisif dans la lutte du peuple sahraoui, avec le déclenchement de la guerre provoquée par la violation marocaine du cessez-le-feu, après son agression le 13 novembre 2020 contre des civils sahraouis manifestant pacifiquement dans la région d’El-Guerguerat. Par ailleurs, elle coïncide également avec la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, Staffan de Mistura, après deux ans d’absence.
Il convient de rappeler que le Front Polisario avait déclaré que la nomination du nouvel Envoyé spécial « n’est pas une fin en soi », soulignant que son rôle devrait être de « faciliter et garantir un processus de paix clair et décisif, avec une date définie pour l’exercice libre et démocratique du peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance ».
M. Bendib