Benabderrahmane

BENABDERRAHMANE L’A AFFIRME HIER : L’Etat récupère le foncier industriel non-exploité

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmène Benabderrahmane, a déclaré hier que l’État a décidé de récupérer tout le foncier industriel accordé « à des investisseurs fictifs » et de le redistribuer sur « les vrais investisseurs », affirmant qu’il « est temps de changer de politique de soutien afin de l’orienter vers ceux qui le méritent ».

En effet, en marge de la clôture des travaux de la conférence nationale sur la relance industrielle hier au CIC, Benabderrahmane a précisé que les résultats préliminaires du recensement du foncier industriel ont révélé l’existence de plus de 14 000 lots de terrain attribués et non-exploités jusqu’à présent, ce qui confirme, selon lui, que « l’exploitation du foncier industriel se fait dans d’autres domaines tels que la spéculation par certains qui se prennent pour des investisseurs ». D’un autre côté, Benabderrahmane a fait savoir que l’État a dépensé d’énormes sommes en matières d’impôts à travers des « allégements fiscaux s’élevant à 10 milliards de dollars (en dix ans, ndlr) mais sans qu’il y ait aucun retour dans la création de richesses et de postes de travail ». Concernant l’investissement, il dira que les crédits d’investissement sont estimés à 142 000 dossiers au niveau des banques en septembre 2021, d’une valeur de 1774 milliards de dinars, tandis que les crédits d’investissement s’élèvent à 2872 milliards de dinars. Également il a confié que le Gouvernement va tenter de « réviser les accords internationaux pour les mettre au service de l’économie nationale sans pour autant porter préjudice aux relations avec les pays partenaires, conformément aux instructions du président de la République ». Benabderrahmane a assuré par la suite qu’un comité national va être mis en place afin de « fournir les chiffres sur les projets paralysés, les noms des entreprises et leurs activités, et ce, pour évaluer les pertes économiques dues à la bureaucratie ».  Par ailleurs, le Premier ministre a souligné que le financement bancaire est le fidèle compagnon des investisseurs et des opérateurs économiques qui, malgré les déficits dont ils souffrent, soutiennent l’investissement national. Dans ce cadre, le PM a déclaré que le nombre des dossiers de crédits d’investissement examinés par les banques a atteint 96 500 dossiers en 2019, 104 164 en 2020, et a atteint 142 078 dossiers jusqu’au mois de septembre 2021.
Quant aux dossiers de crédits d’exploitation, le PM a indiqué qu’ils s’élevaient à 162 089 dossiers en 2019, 168 275 en 2020, alors qu’ils s’élevaient à plus de 168 000 dossiers jusqu’en septembre 2021. Les financements bancaires pour les crédits d’investissement en 2019 s’élevaient à 1870 milliards de DA, et les crédits d’exploitation au cours de la même année s’élevaient à 2758 milliards de dinars. En 2020, les crédits d’investissement s’élevaient à 1859 milliards de DA, et les crédits à l’investissement à 2872 milliards de DA. Les prêts d’exploitation jusqu’en septembre 2021 s’élevaient à plus de 21 mille milliards de DA, et les prêts d’exploitation durant la même période s’élevaient à 3059 milliards de dinars. Benabderrahmane a indiqué que le total des financements bancaires fournis à atteint 14044 milliards de dinars, et le total des financements accordés au niveau des banques nationales s’élevait à plus de 842 mille dinars sur les 44% accordés au secteur industriel.
Sarah O.