Bac

BAC BLANC : Le coup d’envoi des épreuves donné hier

Les candidats au baccalauréat, session juin 2019, ont entamé hier les examens du troisième trimestre; soit du BAC blanc à travers toutes les wilayas du pays. Ces épreuves qui devront se poursuivre jusqu’au jeudi 16 mai se déroulent après que beaucoup d’élèves de classes de terminale aient déserté les bancs de l’école depuis déjà début avril. Selon Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), les examens du Bac blanc se sont déroulés dans le calme au premier jour. Contacté, hier, il a affirmé que selon les échos qu’il a eu, il n’y a eu aucun incident. Concernant le phénomène d’absence des élèves de terminale au troisième trimestre, avant la fin de l’année scolaire, Amoura a précisé que c’est pour qu’ils puissent rejoindre en masse les cours particuliers payants. « Parce que les examens s’approchent, les candidats au BAC font donc le maximum pour se préparer, quitte à s’absenter de l’école », a-t-il dit à ce propos. Toujours dans ce cadre d’idées, il a fait savoir que des conseillers d’orientation sont justement mobilisés pour sensibiliser les élèves contre ce phénomène. « Ils les réunissent et discutent avec eux sur ce sujet » seulement, ce travail de sensibilisation doit se faire avec l’implication des parents qui ont une grande part de responsabilité », a relevé notre interlocuteur. Au cours des examens du BAC blanc, les élèves ne s’absentent pas, souligne, toutefois, Amoura qui fait état d’un nombre très réduit d’absences. Au sujet du Bac officiel prévu du dimanche 16 au jeudi 20 juin prochain, le secrétaire général du SATEF a confirmé l’information faisant état de la volonté du ministère de l’éducation à recourir encore une fois à la coupure d’internet pendant les épreuves pour éviter la fuite des sujets et la fraude. « La tutelle compte en effet faire la demande de couper internet une heure avant chaque examen, comme cela a été fait l’année dernière », a-t-il dit avant de qualifier la démarche de «bricolage». Selon lui, cela veut dire que l’État ne peut pas assurer la sécurité de cet examen, car si des personnes dignes de confiance ont été mobilisées pour assurer l’encadrement de ces épreuves, il n’y aura pas de fuite ni de coupure d’internet. Pour Amoura, il est impératif de revoir, notamment, l’organisation du Baccalauréat pour en finir définitivement avec le phénomène de la fraude, car selon lui, si les candidats tentent de copier c’est parce qu’on continue à élaborer des sujets basés sur le(par coeurisme), au lieu de faire appel à l’esprit d’analyse et à l’intelligence des élèves. « Nous demandons une refonte radicale de l’examen du Bac à commencer par revoir la durée de cet examen et surtout le contenu des sujets. C’est inacceptable qu’on continue à donner aux élèves des sujets au choix, cela a fini par discréditer le BAC», a regretté Amoura.

Ania Nait Chalal