Palais du gouvernement

APRÈS CONSULTATION DES DÉPUTÉS SIÈGEANT DANS LA NOUVELLE ASSEMBLÉE : Le Président procède à la nomination d’un Premier ministre

En attendant les résultats officiels des dernières législatives, dont l’annonce a été prévue dans l’après-midi d’hier, tout laisse penser qu’aucune formation politique et aucune liste d’indépendants n’a réussi à obtenir une majorité. Ce schéma est prévu dans les articles 103 et 105 du chapitre relatif à l’exécutif dans la Constitution adoptée le 1er novembre dernier.

En effet, l’article 103 prévoit que dans le camp d’une majorité parlementaire obtenue lors des législatives, le président de la République nomme un Chef du gouvernement et dans le cas d’une majorité présidentielle, comme c’est probablement le cas pour les dernières législatives, le président de la République, après consultation des formations ayant obtenu des sièges au niveau du parlement, nomme un Premier ministre.
L’article 105 prévoit pour sa part, que le Premier ministre ou le Chef du gouvernement proposent, au président de la République, une liste de membres de l’exécutif, qu’il nommera conformément à ses prérogatives constitutionnelles. Mais, le président de la République devra probablement nommer des ministres aux postes clés de souveraineté. C’est une nouveauté car, le gouvernement qui sera issu des consultations futures, n’aura pas le soutien d’une majorité parlementaire sur laquelle il pourrait s’appuyer en cas de coup dur. Il pourra même risquer une motion de censure si son action n’est pas conforme au programme du président de la République qu’il est tenu d’appliquer et traduire sur le terrain.
Sur le plan politique, le nouvel exécutif devra consolider la dynamique de changement initiée depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune  conformément aux engagements qu’il avait défini. Il devra également répondre aux attentes de la population en matière de relance économique, d‘habitat et de création d’emploi. Dans la conjoncture actuelle, il devra surtout trouver comment réduire la dépendance aux hydrocarbures par la mise en branle d’un programme visant le développement de plusieurs secteurs économiques notamment ceux destinés à produire des biens destinés à l’exportation.
L’effort sera certainement axé sur le développement d’un ensemble de filières agricoles pour réduire la dépendance aux importations en matière d’intrants et favoriser les exportations. Inverser la balance commerciale de l’Algérie sera le grand défi de la future équipe gouvernementale pour tenter de raviver une économie marquée par des années de non gestion durant l’époque Bouteflika et sérieusement impactée par les retombées négatives de la pandémie. D’ailleurs, il est fort attendu que les recommandations de la dernière Conférence nationale sur la relance du  plan économique devront servir de document de base pour l’élaboration du programme du futur exécutif.
Slimane B.