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ALORS QUE LE MEN RESTE INTRANSIGEANT SUR LA QUESTION DE LEUR INTÉGRATION : Les enseignants vacataires montent au créneau

Un nouveau bras de fer entre le ministère de l’éducation nationale et les enseignants contractuels du secteur est en train de voir le jour. Après les dernières déclarations du ministre, Mohamed Ouadjaout, quant à l’impossibilité de leur intégration directe dans des postes permanents, les enseignants contractuels se préparent à l’organisation d’actions de contestation … après la fin du confinement.
à l’origine d’une grande marche nationale en 2016, les enseignants contractuels de l’éducation reviennent à la charge 4 ans après, pour réclamer encore une fois leur intégration sans conditions et sans le passage par un concours à des postes permanents. Les contestataires revendiquent la régularisation de leur situation comme cela a été le cas pour les titulaires de diplômes recrutés dans le cadre du dispositif pré-emploi. Ces derniers, n’ayant pas eu d’écho favorable, ont décidé d’attende la levée du confinement provoqué par le coronavirus pour réinvestir la rue et «exiger leurs droits légitimes », peut-on lire sur les réseaux sociaux. Il convient de rappeler qu’en réponse à une question écrite d’un parlementaire, le ministre de l’éducation nationale, Mohamed Ouadjaout, a écarté toute possibilité de recrutement direct des enseignants contractuels ou remplaçants à des postes permanents sans le passage par un concours. Il a expliqué que le recrutement de cette catégorie se fait conformément aux dispositions de l’instruction ministérielle du 4/5/2014 qui précise les modalités de recours au recrutement d’enseignants comme contractuels dans certains cas. Oudjaout a rappelé, dans sa réponse, que le but du recours à l’emploi d’enseignants dans le cadre de la contractualisation est d’assurer un encadrement éducatif nécessaire afin de garantir une scolarisation régulière et organisée aux élèves au cours de l’année scolaire. Dans le même contexte, le ministre de l’éducation a souligné que les postes vacants sont initialement consacrés aux diplômés des écoles supérieurs de l’enseignement pour l’année 2020/2021, ainsi que pour les diplômés des années précédentes qui n’ont pas été recrutés, en raison de l’absence de besoins réels dans leurs matières de formation. Ainsi, le ministre rappelle que pour rejoindre la fonction publique, il faut d’abord passer par un concours conformément aux dispositions de l’article 80 de l’ordonnance 06-03 du 15/07/2006 portant statut particulier général de la fonction publique, ainsi qu’à l’article 22 qui stipule que l’employé contractuel n’a pas le droit d’avoir le statut de fonctionnaire ni le droit de s’intégrer parmi les différentes catégories de la fonction publique. De ce fait, a ajouté le premier responsable du MEN, le recrutement des contractuels de façon permanente dans des postes éducatifs doit se faire dans le cadre de concours organisés périodiquement par le ministère de l’éducation, et ce pour garantir le principe de l’égalité des chances et notamment pour assurer des postes budgétaires pour les diplômés des ENS.
Ania Nait Chalal