L’Algérie et le Tchad ont affiché leur volonté de renforcer leur coopération sanitaire à travers de nouveaux mécanismes de partenariat axés notamment sur la formation, le transfert d’expertise, la prévention, la numérisation du secteur de la santé et l’amélioration de la gestion des établissements sanitaires. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a affirmé la disponibilité de l’Algérie à partager son expérience avec la République du Tchad, notamment dans le domaine de la prévention et de la surveillance épidémiologique, mettant en avant l’expérience algérienne en matière de lutte contre les maladies et de développement des systèmes de santé.
Cette déclaration intervient lors d’une réunion tenue par visioconférence et coprésidée par le ministre algérien de la Santé et son homologue tchadien de la Santé publique et de la Prévention, Abdelmadjid Abderahim Mahamat. La rencontre, qui s’est déroulée en présence des cadres des deux départements ministériels, a été consacrée à l’examen des moyens de relancer et de renforcer les domaines de coopération prévus dans l’accord conclu entre les deux pays. Les deux parties ont également travaillé à l’élaboration d’une feuille de route destinée à concrétiser les différents axes de partenariat, avec pour objectif de hisser la coopération sanitaire bilatérale à un niveau répondant aux aspirations communes et d’améliorer la qualité des services de santé offerts aux populations.
Formation, transfert d’expertise et transformation numérique au cœur du partenariat
Lors de cette réunion, les deux ministres ont salué la solidité des relations fraternelles unissant l’Algérie et le Tchad, réaffirmant la volonté des dirigeants des deux pays de poursuivre le renforcement de la coopération bilatérale, particulièrement dans le secteur de la santé, considéré comme l’un des domaines majeurs du partenariat entre les deux pays.
Les discussions ont porté en premier lieu sur la coopération en matière de formation, à travers l’organisation de programmes destinés aux cadres de santé tchadiens, aussi bien dans les formations élémentaires que complémentaires.
Les deux parties ont également évoqué le partage d’expertises dans plusieurs spécialités médicales, notamment la cardiologie, la néphrologie, la gynécologie-obstétrique et l’addictologie. La partie algérienne a également exprimé sa disposition à accompagner le Tchad par le transfert de son expérience dans le domaine des transplantations rénale et hépatique, un secteur dans lequel l’Algérie a développé une expertise reconnue. Les perspectives de coopération dans les domaines de la prévention et de la santé numérique ont également été examinées. À ce titre, Aït Messaoudène a insisté sur l’importance de développer les plateformes numériques dans le secteur sanitaire et de favoriser le partage d’expériences en matière de gestion des systèmes de santé. Il a notamment évoqué la coopération dans les domaines de l’approvisionnement en médicaments, de la gestion des stocks et de l’amélioration des mécanismes de suivi et de pilotage des structures sanitaires.
Des programmes de jumelage
Le ministre de la Santé a également souligné l’importance de mettre en place des programmes de jumelage entre les établissements de santé des deux pays, ainsi que l’organisation de visites d’échange au profit des responsables et des cadres du secteur. Ces actions devront permettre d’assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des programmes de coopération et de renforcer les capacités des deux systèmes de santé. Au terme de la réunion, les deux parties ont convenu de poursuivre l’organisation de rencontres bilatérales périodiques et de renforcer les mécanismes de coordination et de concertation entre les deux ministères. Cette démarche vise à garantir un suivi régulier des différents axes de coopération et à concrétiser la volonté commune de l’Algérie et du Tchad d’élargir leur partenariat sanitaire à de nouvelles perspectives, au bénéfice des deux pays.
A. N.











































