La Syndicat des journalistes palestiniens a révélé une nette recrudescence des violations commises par les forces de l’occupation sioniste à l’encontre des journalistes au cours du mois de juin 2026.
Selon un rapport publié mardi par la Commission des libertés du syndicat, 89 violations ont été documentées, visant des journalistes, des professionnels des médias ainsi que des étudiants en journalisme, dans un contexte marqué par la poursuite des attaques contre le travail de la presse.
Le rapport indique que ces violations prennent diverses formes, allant du meurtre à l’arrestation, en passant par les blessures, les détentions arbitraires, les entraves à la couverture médiatique, les attaques contre les biens des journalistes, les agressions physiques et les vols. Autant d’actes qui traduisent, selon le syndicat, une intensification de la répression visant le secteur des médias. Parmi les faits les plus graves recensés figure le martyre du cameraman de la chaîne Al Jazeera Mubasher, Ahmed Washah, tué lors du bombardement de son domicile dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij, dans la bande de Ghaza. Le rapport fait également état de plusieurs journalistes blessés par balles ou par des tirs de grenades lacrymogènes, ainsi que de nombreux cas d’asphyxie enregistrés durant les couvertures de terrain. Selon les données recueillies, les forces de l’occupation sioniste sont responsables de l’écrasante majorité des violations documentées. Le rapport souligne que l’interdiction de couvrir les événements constitue la violation la plus fréquente, avec 36 cas recensés au cours du mois. Ces restrictions ont pris différentes formes, notamment l’empêchement d’accéder aux lieux des événements, l’expulsion des équipes de presse ou encore l’interruption forcée des reportages. La Commission des libertés a également documenté plusieurs cas de détention de journalistes pendant ou après l’exercice de leur mission. Ces interpellations se sont accompagnées de fouilles, de la confiscation de véhicules ou de leurs clés, ainsi que de l’interdiction de poursuivre la couverture des événements, illustrant, selon le syndicat, le recours à la détention comme moyen d’entraver le travail journalistique.
Arrestations de trois personnes
Le rapport recense par ailleurs trois cas d’arrestation ayant visé deux journalistes femmes et un journaliste, auxquels s’ajoute une étudiante en journalisme. Les arrestations ont eu lieu aussi bien à domicile que lors de reportages sur le terrain, certaines ayant été suivies d’une prolongation de la détention. L’analyse chronologique des incidents met en évidence une concentration particulièrement importante des violations durant la seconde moitié du mois de juin, notamment entre le 15 et le 29 juin, période au cours de laquelle plus de la moitié des cas documentés ont été enregistrés. Cette recrudescence coïncide avec l’intensification des agressions de l’occupation sioniste et des activités de colonisation en Cisjordanie occupée. Le Syndicat des journalistes palestiniens souligne enfin que la majorité des violations ont été commises alors que les journalistes exerçaient leurs missions sur le terrain, ce qui démontre, selon lui, que les professionnels des médias sont directement pris pour cible en raison de leur travail, et non parce qu’ils se trouveraient accidentellement dans des zones de confrontation.
M. Seghilani














































