Accueil À LA UNE POUR LA PREMIÈRE FOIS : L’Allemagne reçoit du GNL algérien

POUR LA PREMIÈRE FOIS : L’Allemagne reçoit du GNL algérien

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En livrant sa première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) à destination de l’Allemagne, le groupe Sonatrach confirme sa volonté de consolider « sa position de fournisseur clé et sa contribution au renforcement de la sécurité des approvisionnements énergétiques de l’Europe », selon les termes du communiqué du groupe annonçant cette importante réalisation.
Dans les détails : la livraison de GNL a été réalisée en date du jeudi 2 juillet 2026 au niveau du terminal de regazéification flottant Wilhelmshaven 1, a précisé la même source ; elle a été chargée au niveau du complexe de liquéfaction de GL2Z à Bethioua (Oran) et acheminée à bord du méthanier Tessala, propriété du groupe pétrolier public.  Pour la compagnie nationale, cette livraison démontre ainsi, une fois encore, « la capacité de Sonatrach à saisir les opportunités offertes par les évolutions du marché international du gaz naturel, tout en renforçant la valorisation de ses ressources sur des marchés stratégiques à fort potentiel ». Elle témoigne enfin de « la flexibilité commerciale du groupe et de son engagement à consolider sa présence sur les principaux marchés énergétiques internationaux », selon le communiqué. Il s’agit de la mise en œuvre de  la stratégie de diversification des exportations gazières de la compagnie, rappelle le communiqué. Important : à travers cette opération, Sonatrach entend « poursuivre le développement de ses exportations vers ce marché », fait savoir le communiqué. L’agence Reuters a rapporté que le ministère allemand de l’Économie envisage de constituer une réserve stratégique de gaz d’une valeur de 1,5 milliard d’euros. Selon la même source, citée par Russia Today, cette réserve de gaz représentera environ 24 térawattheures, soit environ 10 % de la capacité totale de stockage de gaz du pays. Le gouvernement devrait approuver le projet mi-août. Les coûts de stockage seront étalés sur les années 2027 et 2028, pour un coût annuel compris entre 150 et 180 millions d’euros. La réserve sera financée par les redevances prélevées sur les consommateurs de gaz. Récemment, des informations sur le marché européen du gaz publiées par l’Energy Research Unit basée à Washington et par le Forum des pays exportateurs de gaz ont fourni des données qui prouvent que l’Algrie occupe une position d’acteur majeur dans ce marché. Ainsi, selon un rapport examiné par l’Energy Research Unit, l’Algérie apparaît comme le principal moteur de l’augmentation des importations européennes de gaz par gazoduc qui ont continué d’enregistrer une croissance annuelle depuis début 2026. D’autre part, selon un rapport du Forum des pays exportateurs de gaz, l’Algérie est le principal fournisseur africain de gaz à l’Europe par gazoduc, via le gazoduc Medgaz vers l’Espagne et le gazoduc Transmed à travers l’Italie, en plus de sa contribution à l’augmentation des importations européennes de GNL (gaz naturel liquéfié). Ce mardi, le rapport publié par l’Union internationale du gaz (UIG), note qu’avec 9,7 millions de tonnes exportées en 2025, l’Algérie se classe au 8ᵉ rang mondial des exportateurs de GNL, avec une part de marché de 2,2 %. Le rapport fait ressortir que grâce à ses infrastructures de liquéfaction et à sa proximité géographique avec les marchés européens, l’Algérie a ainsi consolidé sa position sur l’échiquier énergétique international. Autres chiffres significatifs : avec une capacité opérationnelle de 25,5 millions de tonnes par an, représentant 4,9 % des capacités mondiales, l’Algérie occupe le 7ᵉ rang mondial. Sur le continent africain, l’Algérie demeure le deuxième pays en termes de capacités de liquéfaction. On sait qu’en matière de gaz, la grande réalisation attendue est celle du gazoduc transsaharien (TSGP) destiné à relier le Nigeria aux marchés européens, via le Niger et l’Algérie. Dernièrement, le lancement par Sonatrach de la réalisation du tronçon algérien du gazoduc transsaharien a confirmé que ce projet d’infrastructure majeur est mis en exécution. Une fois achevé, il devrait s’étendre sur près de 4.128 km et pourrait transporter entre 20 et 30 milliards de m3 de gaz naturel par an.
M’hamed Rebah

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