Aléas climatiques : à quoi sert un BMS ?

La diffusion des bulletins de météo spéciaux devraient en principe inciter les pouvoirs publics à anticiper sur les événements pour prendre les mesures appropriées afin de venir en aide aux populations en cas de catastrophes naturelles, fortes canicules, ou intempéries de grandes envergures, objet de notre propos d’aujourd’hui. Mais, force est d’admettre que plus près de nous et malgré la diffusion de ces fameux BMS, annonçant une forte perturbation atmosphérique avec d’importantes chutes de neige avec des niveaux de températures très bas , les bons réflexes des autorités locales n’ont pas été au rendez-vous, et rien n’a été enclenché en temps réel pour éviter la paralysie de la ville et de toutes ses périphéries. Les engins de déneigement n’ont pas été mobilisés en temps opportun, du coup les habitants de la ville de Constantine et des autres communes se sont trouvés coincés par l’ampleur de la tempête qui a duré quelques jours et qui a touché aussi plusieurs wilaya du pays. Du coup, toutes les routes des wilayas concernées ont été pratiquement bloquées par la neige qui dans certaines régions du pays a dépassé le 1 mètre. Les plans Orsec, n’ont pas été déclenchés à temps, et les wilayas qui l’ont faits, c’est avec des moyens dérisoires, donc insuffisants par rapport à l’ampleur des dégâts. Mais indéniablement ce sont les habitants des communes et ceux des zones enclavées qui ont le plus souffert, absence de chauffage, rupture dans les approvisionnements de la nourriture pour cause de routes bloquées.
Dans certaines wilayas, les pouvoirs publics ont fait appel à l’armée nationale populaire (ANP) pour ouvrir les routes et secourir les populations isolées et se trouvent piégées par la neige, même si tous les corps de sécurité, Armée, police, Gendarmerie nationale, ainsi que la Protection civile ont été mis à contribution durant ces tempêtes hivernales. Alors à quoi sert un BMS chez nous ? A rien du tout ! Alors que sous d’autres cieux, ils sont pris très au sérieux et chacun en ce qui le concerne assume pleinement ses responsabilités. `
Chez nous, ce sont les mêmes réflexes qui prévalent chez nos élus et nos gouvernants, les leçons n’ont pas été apprises, et pourtant le pays en a connu des catastrophes naturelles tels que les séismes, les inondations et autres tempêtes, mais à chaque fois il y a toujours un grain de sable qui fait grincer l’organisation des réponses à la sécurité civile dans ces fameux plans «orsec» élaborés. Toutefois et il faut le souligner ce sont toujours les populations démunies et surtout les plus vulnérables qui sont les plus exposées à ces aléas climatiques et qui font les frais de cette non assistance des autorités à personne en danger…
Mâalem Abdelyakine

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