AKILA GUERROUCHE

AKILA GUERROUCHE, PRÉSIDENTE DE L’UNION DES SAGES-FEMMES ALGÉRIENNES, AU COURRIER D’ALGÉRIE : «Nous insistons sur l’amélioration de la couverture juridique de la sage-femme »

Dans ses déclarations faites au Courrier d’Algérie, Akila Guerrouche, présidente de l’Union nationale des sages-femmes algériennes (UNSFA), insiste sur l’amélioration et la progression de la carrière professionnelle de la sage-femme et elle plaide aussi pour l’amélioration de sa couverture juridique dans l’exercice de ses fonctions, tout en évoquant ainsi la nécessité de protéger cette dernière contre les risques professionnels, notamment concernant les problèmes des poursuites judiciaires des sages-femmes dans les tribunaux: «c’est un véritable problème qui guette les sages- femmes», a-t-elle précisé.
Dans cet ordre d’idées, elle a insisté, aussi, sur l’urgence de revaloriser le métier de la sage- femme. Également, elle s’est attardée sur la précarité des conditions de travail dans lesquelles elle exerce : «La sage-femme exerce un métier difficile et stressant…Elle est toujours exposée aux maladies contagieuses et chroniques», a-t-elle dévoilé. Avant d’ajouter : «De même, certaines sages- femmes exercent leur travail dans l’insécurité et elles sont submergées par la surcharge de travail, elles font, pratiquement tous les travaux. Elle font, par exemple de la chirurgie, de l’assistance et autres….». Guerrouche ne manquera pas aussi d’insister, lors de cet entretien, sur l’importance de la valorisation de l’expérience des anciennes sages-femmes. Elle a tenu également à dénoncer le manque de formatrices «sages-femmes» dans les écoles de sages-femmes décrétées par l’ancien président de la République. La présidente de l’UNSFA, Akila Guerrouche est revenue aussi sur les difficultés rencontrées par les sages-femmes dans l’exercice de leurs missions, précisant, d’autre part, que ces dernières sont également habilitées à pratiquer des échographies et elles peuvent, aussi dépister les malformations congénitales : «Alors que, malheureusement, ce n’est pas toutes les sages-femmes qui ont accès à la pratique de l’échographie», a-t-elle expliqué davantage. Évoquant le nombre de sages-femmes, Guerrouche a ensuite affirmé que l’Algérie compte près de 5000 sages-femmes alors que le pays enregistre près d’un million 400 mille naissances par an : «Ce nombre reste insuffisant par rapport à ce qu’exige l’OMS du nombre réel de sages-femmes dans chaque pays pour améliorer la survie de la mère et du nouveau-né», a-t-elle fait observer.
Mehdi Isikioune