Assoul

ACTES DE VIOLENCE SURVENUS À LA FIN DES MARCHES À ALGER : Mme Assoul demande l’ouverture d’une enquête «approfondie»

Selon l’avocate Zoubida Assoul, ce qui inquiète l’historique mouvement populaire pacifique que connaît le pays, ce n’est assurément pas l’essoufflement des marches. En revanche, elle pointe du doigt des «actes de sabotage qu’utilisent une minorité qui essaye de s’accrocher au pouvoir sans lâcher prise et qui, ainsi, refuse d’écouter la rue», a-t-elle réagi aux actes de violence ayant marqué Alger, à la fin des deux dernières marches pacifiques de vendredi. «La responsabilité de la sécurité des citoyens manifestants et des biens publics incombe au pouvoir», a-t-il estimé, appelant également à «l’ouverture d’une enquête approfondie afin de faire apparaître les parties qui sont derrière les actes de vandalismes devenus répétitifs.»
Poursuivant, elle précise qu’au demeurant, «il est clair que des voyous ont été payés pour commettre les actes de saccage. Donc parer aux dérapages du mouvement populaire pacifique incombe au pouvoir», a-t-elle poursuivi. Autre fait saillant sur lequel est revenue notre invitée, la sortie des élèves scolarisés dans la rue pour reprendre les mots d’ordre des marches pacifiques. Sur ce, elle estime: «Certes ces mineurs ne veulent pas rater l’histoire qui est en marche,» en faisant ainsi, allusion, au rôle des enfants à maturité précoce, qui ont marqué la Révolution de Novembre 1954, pour des héros avant l’âge qu’ils étaient. Donc la sortie des écoliers est, selon Mme Assoul, «spontanée!» quoiqu’elle suggère de faire attention et de mettre à l’abri les enfants des luttes politiques. Par ailleurs, Zoubida Assoul a pointé un doigt accusateur au ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, et sa décision de faire avancer les vacances pour les étudiants, en qualifiant l’arrêté ministériel d’«arbitraire» «Tout le monde dans le pays sait que les faits précités sont des outils de casse qui visent à démobiliser les manifestants ou à casser le mouvement pacifique en question», tire comme conclusion l’avocate et militante politique.
Mohamed Amrouni