Accord de paix et de réconciliation au Mali : la CMA paraphe le document aujourd’hui, à Bamako

La signature, aujourd’hui, à Bamako, de l’accord de Paix et de réconciliation a été précédée, par la levée, à la demande du gouvernement malien, des mandats d’arrêts lancés contre des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawed (CMA). Considéré comme un signe d’apaisement, visant à assurer les meilleures conditions pour le paraphe par la CMA dans la capitale malienne de l’Accord de paix et de réconciliation, les efforts consentis par la médiation internationale conduite par Alger ont été louables. Après que des membres de la CMA aient signé le document à Alger, le 14 mai dernier, le chef de la délégation et représentant de la CMA, Bilal Ag Acherif, a annoncé, 5 juin dernier, que «si tout va bien nous signerons l’Accord de paix le 20 juin à Bamako ». Ce responsable a fait cette déclaration, pour rappel, à Alger, en marge d’une réunion consacrée aux concertations autour de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali. Signé le 15 mai dernier, dans la capitale malienne, par le gouvernement, les mouvements engagés dans la plate-forme d’Alger et la médiation internationale, conduite par l’Algérie, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lammara et chef de file de la Médiation internationale, est depuis hier à Bamako. Après la signature, prévue aujourd’hui à Bamako par la CMA du document, l’ensemble des acteurs maliens sont signataires de l’Accord d’Alger et sont appelés à maintenir le cap de la dynamique aboutissant à cette phase, porteuse de réelles perspectives pour la stabilité et la paix dans le pays. Lesquelles sont les deux conditions fondamentales pour tout développement socioéconomique au Mali, notamment dans ses régions Nord, et ce sont là aussi les conditions essentielles, faut-il le souligner, qui constitueront le rempart à l’extrémisme religieux et aux actes des groupes terroristes et des réseaux de ramification. Par l’évènement que connaîtra aujourd’hui la capitale malienne, c’est l’ensemble des acteurs maliens qui ont pris part au long processus de négociations inter-malien inclusif, sous médiation internationale, conduite par Alger, qui s’engagent à ouvrir de nouvelles perspectives dans l’intérêt du pays et du peuple malien. Et c’est pour cet objectif que l’ensemble des signataires de l’Accord d’Alger qui sont appelés à consentir davantage d’efforts, en vue de réussir sur cette voie, la seule salutaire pour le pays, la région et l’Afrique, au regard des mutations en cours sur la scène internationale et les défis et les risques qu’elles génèrent. C’est par l’ancrage de la nouvelle étape qu’entame le pays, sur fond de la teneur dudit document signé, que la consolidation des conditions de paix, de réconciliation nationale, de cohésion sociale et de l’unité du pays seront confortées. Si dans une de ses déclarations, Ramatane Lamamra a qualifié de « victoire de la sagesse et de triomphe des consciences » le paraphe de l’Accord de paix et réconciliation au Mali, par l’ensemble des acteurs maliens, ces derniers seront encore appelés à faire preuve de ce dont a fait part ce responsable, notamment lors des prochaines discussions sur les mécanismes d’application des points contenus dans l’Accord. Et à ce propos, l’Algérie a fait savoir, le 15 mai dernier, qu’elle sera « toujours » le partenaire du Mali pour l’accompagner dans la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation et « en lui apportant les moyens nécessaires pour son développement et sa prospérité » a déclaré le président du Sénat, Bensalah, présent, le 15 mai dernier, à la cérémonie officielle de paraphe du document précité. C’est la prochaine étape qu’entameront les acteurs maliens signataires de l’Accord d’Alger, après sa signature officielle, par l’ensemble des membres de la coordination des mouvements de l’Azawed, prévue aujourd’hui dans la capitale malienne. Adopté, le 25 février, et signé dans une cérémonie officielle à Bamako, par le gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du Nord-Mali engagés au sein de la “Plateforme d’Alger” et aujourd’hui par la CMA, dans la capitale malienne, c’est l’engament politique de l’ensemble des signataires qui s’engagent à sa mise en œuvre, et dont les mécanismes d’application seront au menu des prochaines discussions du dialogue inter-malien.
Karima Bennour

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