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ABDERRAHMANE BENBOUZID À PROPOS DE LA CHLOROQUINE : « Les résultats préliminaires sont acceptables »

Le protocole thérapeutique à la chloroquine, un antipaludique, développé par le professeur marseillais, Didier Raoult et adopté par l’Algérie pour traiter le coronavirus, semble avoir donné des résultats acceptables, à en croire le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderahmane Benbouzid.
« Selon des informations et des études précises, il y a des indices préliminaires acceptables », a assuré M.Benbouzid au JT de 20h de la chaîne publique ENTV.
Toutefois, le premier responsable du département de la Santé ne veut pas crier victoire et préfère temporiser encore une semaine avant de publier les résultats du traitement à la Chloroquine des malades atteints du Covid-19.
« Un nombre important, on peut dire tous les malades qui sont soumis à ce traitement sont satisfaits. Il y a un nombre important de malades qui sont guéris, mais attendons environ une semaine pour avoir un nombre important de malades traités, pour annoncer les résultats », a-t-il poursuivi.
Il a en outre lancé un appel aux Algériens à n’utiliser ce médicament que «  sous contrôle » médical, car, a –t-il encore enchaîné, « un nombre important de médicaments peuvent avoir des effets secondaires », tout en prenant le soin de rassurer qu’ « actuellement tous les malades traités à la Chloroquine n’ont aucun problème ». « C’est ça, a-t-il ajouté,  le traitement, il n’y a rien d’autres à part la prévention ».
Le traitement à la Chloroquine (associée à l’antibiotique azithromycine) de la maladie du coronavirus ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique mondiale. En effet, beaucoup de spécialistes à travers le monde contestent sa prescription pour les patients atteints du virus corona, évoquant notamment les risques de complications dues à des effets secondaires. Ils reprochent surtout à son initiateur, le professeur Didier Raoult, qui défend bec et angle l’efficacité du traitement, de ne pas avoir respecté la procédure scientifique et les tests cliniques jugés minimes par de nombreux spécialistes.
Mais beaucoup pensent qu’il s’agit-là d’une guerre de lobbies et de business (conflit d’intérêt), entre les laboratoires de production de médicaments pour écarter la Chloroquine, de surcroit pas coûteuse, pour accaparer le marché mondial à travers les nouvelles molécules qu’ils tentent de développer et les vendre à des prix exorbitants.
Brahim Oubellil