Stade de Baraki

A propos des stades qui tardent de voir le jour : Le ministre Khaldi crie son ras-le-bol

On ne le dira jamais assez, : au moins quatre ministres se sont succédé à la tête du département de la Jeunesse et des Sports sans qu’aucun d’entre eux ne réussisse à débloquer la situation au niveau des quatre stades en construction, dont deux à Alger (Baraki et Douera), un troisième à Oran et un quatrième à Tizi-Ouzou.
Ces gros œuvres qui devaient régler un tant soit peu le problème des infrastructures footballistiques en Algérie tardent toujours à voir le jour, causant des dépenses supplémentaires à la trésorerie de l’état. Le nouveau locataire de l’immeuble de la place de la Concorde civile, en l’occurrence, Sid Ali Khaldi, veut déroger à la règle. Il n’hésite d’ailleurs pas à crier son ras-le-bol face à tout ce retard accusé dans la livraison des stades en question. à ce propos, le successeur de Salim Bernaoui s’est engagé à prendre en charge les dossiers de ces stades, pour qu’ils soient réceptionnés dans les meilleurs délais. à cet effet, il annonce déjà l’inauguration du stade d’Oran l’année prochaine, soit une année avant les Jeux méditerranéens que cette ville va abriter en 2022. Il s’agit ainsi d’un énième report de la réception de cette enceinte footballistique relevant d’un complexe sportif composé également d’une salle omnisports, un stade d’athlétisme et un centre nautique de trois piscines. Il convient de rappeler à ce sujet, que la société chinoise (MCC) chargée de la réalisation de ce projet a promis de livrer le stade en juin prochain. Peine perdue donc, au vu des nouvelles déclarations du ministre, qui s’est certainement réjoui du report des Jeux méditerranéens, alors qu’ils étaient programmés initialement pour l’été 2021. M. Khaldi s’est néanmoins félicité de la cadence des travaux que connait le stade d’Oran, dont la capacité d’accueil est de 40.000 places, surtout après que l’opération de semence de sa pelouse en gazon hybride tire à sa fin, tout comme d’ailleurs l’installation du réseau d’éclairage.
Et si ce projet commence à voir le bout du tunnel, ce n’est pas le cas pour les trois autres stades. Concernant le stade de Tizi-Ouzou de 50.000 places par exemple, le ministre va jusqu’à dire que l’entreprise qui a hérité du projet avant qu’elle ne voit son contrat résilié(ETRHB) a laissé derrière elle des mines.
Même situation au niveau du stade de Baraki , dont les travaux sont également à l’arrêt, et que le ministre a promis de relancer dans les meilleurs délais après l’assainissement de la situation en coordination avec le wali d’Alger, au moment où le dossier du stade Douéra semble être relégué aux calendes grecs.
Hakim S.