Moutons

À DEUX JOURS DE LA CÉLÉBRATION DE LA FÊTE DE L’AÏD EL-ADHA : Les prix des moutons en folie

À deux jours de la célébration de la fête de l’Aïd El-Adha, les prix des moutons ne semblent pas connaître d’accalmie. Ceci, malgré l’abondance de l’offre, puisque les éleveurs ont décidé de liquider leurs bétails en raison de la vague de sécheresse ayant eu des répercussions sur les besoins de l’élevage.

En effet, le prix du mouton sacrificiel continue de connaître une hausse « vertigineuse » sans précédent, allant jusqu’à 15% ces dernières 48h, ce qui a poussé la majorité des citoyens à renoncer au rituel sacrificiel, manifestant leur mécontentement vis-vis de cet état imposé par les spéculateurs et l’informel, malgré que l’Algérie compte plus de 25 millions de têtes de brebis productrices ». Cependant les prix, cette année sont entre 50 000 et 100 000 dinars pour un mouton valant auparavant entre « 25 000 et 50 000 dinars », soit une hausse entre 30 à 40% (les jours passés), ce qui veut dire que les prix sont proposés à partir de 40 000 da jusqu’à 80 000 da pour un mouton moyen. Selon les éleveurs et certains responsables du domaine, cette augmentation est due au facteur de la sécheresse « qui devra logiquement contribuer à une baisse des prix », ainsi qu’à la cherté des prix de l’aliment de bétail.
Cependant il est clair que la spéculation exercée par certains intermédiaires qui imposent leurs prix que l’acheteur ne peut pas négocier, est la raison de voir des prix exorbitants des moutons régner, sans l’intervention des autorités concernées. En effet ni le ministère de l’Agriculture, ni celui du Commerce n’ont pu tenter d’inverser cette inexorable hausse pour faire intervenir la loi entre l’offre et la demande, pour réguler le marché, et ce, rappelons-nous, malgré les mesures prises à ce registre, à l’instar de l’installation du ministère de l’Agriculture et du Développement rural des 665 points de vente de moutons sur l’ensemble du territoire national, dont 130 points de vente au niveau de la capitale, ainsi que l’achat, par faciliter, qui s’est limité à certains endroits touchant peu de citoyens. Ces dernières (mesures) malheureusement n’ont pas eu un impact sur cette flambée, en permettant à chaque citoyen la joie de l’Aïd El-Adha.
Des points de vente qui risquent de se transformer en foyers de Covid
Par ailleurs, les points de vente des moutons, notamment ceux dans les rues installés d’une manière anarchiques le plus souvent, sont sans autorisation ou agrément des autorités locales manquent de moyens d’hygiène et de l’application des mesures de prévention contre la propagation du Corona en cette période de pandémie.
Ce qui les rend des foyers de contamination et de propagation de la Covid, au moment où tout le monde tire la sonnette d’alarme contre une troisième vague plus dangereuse avec l’apparition de nouveaux variants, récemment le chef du service d’urologie au centre hospitalo-universitaire Mustapha Bacha, le professeur Abdelaziz Chibane a alerté que le mois d’août sera très difficile concernant la situation, indiquant sur les ondes de la radio régionale de Sétif que « cette nouvelle vague de coronavirus est différente de ses prédécesseurs », appelant au respect total des gestes barrière et à la vaccination car c’est la seule solution pour stopper la contamination.
Sarah Oubraham